L'Echo du Silence

Lorsque la parole ne peut s'exprimer par la bouche, elle s'en va hurler au fond de l'âme …

25 janvier 2008
Zanatany
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” J’ai grillé 5 milliards d’Euros à moi tout seul ! ”

On pourrait en faire la prochaine comédie Hollywoodienne ! C’est la plus grosse tarte à la crème depuis les fameux “ moyens de destruction massifs ” de Sadam Hussein en Iraq… Dommage que Coluche ne soit plus là ! Il aurait pu en faire son meilleur sketch… Comment croire une fable pareille ! Et pourtant les médias français n’ont pas froid au dos et s’en gargarisent.

Vraiment, au XXI° siècle, un des fleurons de la finance française, la Société Générale, à la pointe du progrès ! Avec des contrôles et des verrous partout ! Dotée d’outils informatiques les meilleurs du monde ! Avec un front office, un middle office, un back office, un service comptable, un service d’audit interne, externe et toute cette sorte de chose… Pourrait-elle se faire “ abuser ” de 5 milliards d’Euros, en si peu de temps et cela, par un seul obscur petit “ traider ” dont les “ pouvoirs ” sont limités bien en deçà de cette somme ? La ficelle est un peu grosse !

Le Téléjournal Suisse a été un peu meilleur dans l’appréciation de l’événement. En tout cas les milieux financiers, en général, eux ne sont pas dupe et s’interrogent sur le fait que cette banque a toujours nié avoir eut des pertes importantes liées aux surévaluations des fameux ” subprimes ” causes essentielles de la crise américaine de l’immobilier qui convulsionne aujourd’hui toutes les places financières du monde.

Le plus bizarre est que ce montant de 5 milliards d’Euros est justement l’estimation globale qui avait été faite pour la prévision des éventuelles pertes que les financiers et les actionnaires attendaient pour cette banque dans le domaine des “ subprimes ” sur le marché américain, cela étant donné sa taille, ses implications aux USA et les pertes annoncées par les autres sociétés financières concernées.

Et voilà qu’un lapin sort du chapeau ! C’est un misérable petit “traider” qui a tout fait et si vite ! Cela d’autant plus que la banque, avant d’annoncer le préjudice, s’est empressée de vendre au plus vite ces participations “ qu’on ne saurait voir ! ” et cela en pleine débâcle boursière, au risque de porter un préjudice encore plus grave à la place financière. Plus Tartuffe tu meurs !

Et qu’avons-nous entendu ? Le PDG a voulu démissionné mais ont lui a dissuadé de le faire ! On rêve ! Quand vous vous êtes fait viré, quelqu’un a-t-il jamais essayé de vous défendre ? On crée un obscur bouc émissaire pour protéger un Grand Patron… Bonjour l’éthique et la gouvernance… On nous a encore menti ?

Le PDG va se priver de six mois de salaire ! Il faut dire qu’avec les 40’000 Euros par mois qu’il lui reste, il ne risque pas grand chose au regard du 60% des français qui sont au niveau du SMIG. La France qui se lève tôt ! … Et l’autre qui oublie de se réveiller mais qui gagne !

On a coupé la tête au roi, vive la République ! “ Liberté, Égalité, Fraternité ! ”, le problème est que certains restent toujours plus égaux que les autres … Vive le Libéralisme ! À quand la prochaine tarte à la crème ! Avec ce qu’on nous laisse, on peu au moins rigoler, c’est moins cher, mais ça fait du bien !

Il paraît, comme disait Clemenceau, que la dictature c’est : “ Ferme ta gueule ! ” et la démocratie, c’est : “ Cause toujours ! ”.

22 juillet 2007
Zanatany
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LA ” CORPORATE GOVERNANCE ”

Les origines du concept “ Corporate Governance ” remontent, selon certains, à la nuit des temps, tandis que d’autres placent sa genèse à la dernière décennie. Quoi qu’il en soit, il est clair que la scission entre le pilotage stratégique et la propriété est à la base du premier courant d’intérêt pour ce concept.

Le concept de “Corporate Governance” désigne l’ensemble des principes qui, tout en maintenant la capacité de décision et l’efficacité, visent à instaurer au plus haut niveau de l’entreprise, dans l’intérêt des actionnaires, la transparence et un rapport équilibré entre les tâches de direction et de contrôle.

La Directive Corporate Governance engage les émetteurs à publier des indications essentielles sur la direction de leur entreprise (ou à expliquer les motifs pour lesquels ces indications ne sont pas publiées). Les principes de cette obligation sont définis dans le texte de la Directive. Le détail des indications à publier figure dans l’annexe à la “Directive concernant les informations relatives à la Corporate Governance” de la SWX Swiss Exchange entrée en vigueur le 1er juillet 2002.

Les principes de base du Corporate Gouvernance incluent :

  • La délimitation claire des pouvoirs et des responsabilités.
  • La responsabilité et le contrôle.
  • Le professionnalisme et l’indépendance des membres du conseil d’administration.

Les dirigeants d’entreprise et les membres du conseil d’administration qui ont l’ambition de mettre en pratique ces principes dans leur propre organisation sont rapidement confrontés à la résolution de problèmes très diversifiés et aux défis de réunir les compétences requises qui les aideront dans :

  • La composition, la recherche et la sélection, le rôle, les responsabilités, la rémunération, l’évaluation de la performance du conseil d’administration et de ses sous-comités.
  • La relation entre le conseil d’administration et le comité de direction.
  • La gestion des risques et l’audit interne : Existe-t-il un processus de gestion des risques ? Avons-nous identifié nos risques ? Existe-t-il un lien entre nos objectifs stratégiques, nos risques et les contrôles mis en place ? Quel est le rôle et la qualité de l’audit interne ? Existe-t-il une coordination entre la gestion des risques et l’audit interne ?

L’ensemble du principe est basé sur la transparence de la structure et surtout de la garantie de cette transparence nécessaire à la confiance entre les parties. Mais l’erreur est souvent de croire que le problème n’est que financier et à ignorer la partie opérationnelle et organisationnelle. À quoi bon une transparence financière si elle ne révèle pas vraiment une situation réelle de l’entreprise mais qu’une statistique. C’est le sens de la notion de “ gouvernance opérationnelle (CF : Point de Mire – NUMÉRO 24 – HIVER 2005/06 – Page : 3).

Cependant, à la différence de la gouvernance d’entreprise (Corporate gouvernance), qui s’intéresse aux relations entre les actionnaires et les dirigeants nommés, la gouvernance opérationnelle s’intéresse plutôt aux relations entre les dirigeants d’une part et leur organisation interne et leurs sous-traitants stratégiques (banques dépositaires par exemple) d’autre part. La gouvernance opérationnelle permet au dirigeant d’avoir un contrôle sur l’ensemble de son organisation tout en améliorant significativement la satisfaction des clients et les résultats financiers.

La mise en place d’une gouvernance opérationnelle se fait par l’analyse et la formalisation d’une dizaine de processus répartis en trois domaines :

  • Les processus de protection : ce sont toutes les mesures que le dirigeant estime nécessaires pour protéger l’entreprise et les intérêts de ses clients. Une brève analyse des risques opérationnels permet de dégager les menaces les plus importantes et de prendre les mesures adéquates.
  • Les processus de changement : ces processus permettent à l’entreprise de mener tous les changements nécessaires dans une ambiance sereine et efficace.
  • Les processus de création de valeur : il s’agit ici d’identifier et de privilégier les processus qui permettent à l’entreprise de créer de la valeur pour ses clients et pour elle-même. C’est l’avantage concurrentiel de l’entreprise !

L’analyse et la mise en place de processus est une démarche rationnelle qui permet aux dirigeants de renforcer l’interdépendance entre eux et leur organisation tout en supprimant la plupart des divergences d’intérêts. Mais pour que ces processus soient pertinents, encore faut-il que les processus métier de l’entreprise soit eux-mêmes transparents. D’où la nécessité préalable d’avoir réalisé un audit fonctionnel des processus métier et organisationnels afin de pouvoir disposer d’une cartographie métier de l’entreprise et de vérifier l’adéquation avec les objectifs initiaux.

Les actionnaires et les instances dirigeantes se doivent de savoir si le “ cœur de métier ” de l’entreprise est toujours en adéquation avec les objectifs stratégiques prévus. Une entreprise n’est pas qu’un phénomène financier, c’est aussi une série de processus humains et capitalistique dont la combinaison doit être la création de la valeur à travers une chaîne de valeur. La définition de cette chaîne de valeur ne peut être faite qu’à travers une analyse et une connaissance des processus constituant l’entreprise, par coupes transversales, ce qui permet d’inventorier les flux de communications et les processus dans leur continuité. Souvent, la multiplication des procédures parallèles, par exemple, sont le symptôme d’une défiance dans le système d’information officiel et révèlent l’existence de processus cachés. Seul un audit fonctionnel permet de révéler la vrai cartographie de l’entreprise et il est recommandé que l’officiant ne fasse pas partie de l’entreprise ou de sa hiérarchie…

L’intérêt principal d’avoir une transparence des processus et des flux de communication dans une organisation est un gage de confiance entre les différents partenaires et un moyen efficace pour se diriger vers un objectif commun et avec un minimum de conflits d’intérêts. Si les actionnaires, notamment minoritaires, sont souvent favorables à cette transparence, les gros actionnaires comme les dirigeants opérationnels sont généralement peut enclins à celle-ci car la vérité n’est pas toujours souhaitée par tous. Il faudra pourtant s’y habituer car le principe de la “ corporate governance ” est en train de faire son chemin aux USA, en Europe et bientôt en Suisse, et il vaudra peut-être bien mieux être déjà prêt !

1 mai 2007
Zanatany
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Quand … ou la lâcheté au quotidien …

Quand le voisin battait sa femme 
Je n'ais pas voulu me mêler de leurs histoires 

Quand on a contrôlé l'étudiant noir dans le métro 
J'ai pressé le pas 

Quand on a tabassé Mohammed 
j'ai pensé " il y a sûrement une raison " !

Quand elle a crié au viol sous ma fenêtre 
j'ai monté le son de la radio 

Quand ils ont raconté la dernière histoire belge, 
J'ai ri avec eux ...

Quand ils ont licencié mon collègue homosexuel, 
je n'ai toujours pas compris. 

Quand ils ont peint une croix gammée sur la boutique en bas 
J'ai détourné les yeux. 

Quand le parti de gauche a fait la chasse 
aux drogues et dénoncés les désespérés 
je n'ai pas rendu ma carte 

Quand ils ont expulsé l'avocat, 
je me suis dit : " il était donc coupable ". 

Quand ils ont " corrigés " la prostituée 
dans le café du coin, j'ai pensé elle l'avait cherché ... 

... Aujourd'hui, Ils viennent me chercher 
et il n'y a plus personne pour me défendre 
Moi, pourtant, j'étais innocent ! 

Berthold Brecht

22 mars 2007
Zanatany
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Nous aurait-on menti ? À l’insu de notre plein gré ?

C’est bien ce que chacun peut se demander après avoir vu la vidéo à l’adresse suivante : 

 Global Warming Climate Change

L’arnaque sur le réchauffement climatique global 

Il faut avouer que la démonstration est accablante pour l’intégrisme écologiste ! La réaction de l’un d’eux le jour même à la radio a été de dire que cette vidéo était scandaleusement fausse, mais il n’a pas expliqué pourquoi ? Ensuite, il a affirmé que cela ne pouvait pas être vrai car un large consensus existe sur la causalité directe de l’homme dans le réchauffement climatique global. Cela n’est pas un argument scientifique et on peu tout aussi dire qu’un très large consensus existait au 13ème siècle pour dire que la terre était plate, ce qui ne l’a jamais empêché d’être ronde …

Le réchauffement climatique est une poule aux œufs d’or pour certains !

En vérité cette vidéo, faites par des vrais scientifiques montre bien la manipulation, la propagande faite par certains milieux écologistes intégristes, héritiers du gauchisme des années 70-80 pour récolter des bénéfices juteux en créant un climat de peur et d’auto-culpabilisation en alimentant les budgets de recherche et la vente de l’info climatique. L’Église par le passé, n’avait pas fait mieux ! Les gouvernements ont aussi très vite compris que c’est dans leurs intérêts d’alimenter cette phobie culpabilisatrice des citoyens pour justifier encore plus de taxes et les milieux nucléaires, de même, avec l’argumentation d’une énergie abondante et propre, sans CO2 …

Les fluctuation du climat sont liés au soleil

Il est important que chacun puisse voir cette vidéo (malheureusement seulement en anglais) car elle explique très bien la parfaite corrélation entre l’apparition des taches solaires et la diminution des rayonnements cosmiques, celle de la couverture nuageuse et le réchauffement du climat qui est une conséquence naturelle qui a déjà existé par le passé et qui n’est pas une conséquence directe des activités humaines.

Le réchauffement global du climat de la Terre que l’on observe est dû à l’énergie diffusée par le Soleil, source principale du changement de climat bien plus nette que les gaz à effet de serre. Après avoir été bien plus intense au long du 20ème siècle, l’activité du soleil est à présent à un niveau élevé mais relativement stable. Les physiciens solaires avertissent d’un éventuel refroidissement global dans le cas où le soleil reviendrait à son humeur plus paresseuse qui caractérisa le petit âge glaciaire il y a 300 ans. Selon Khabiboullo Abdoussamatov, un scientifique russe, l’augmentation de la concentration de gaz carbonique que l’on observe dans l’atmosphère est la conséquence, essentiellement, de l’élévation de la température de l’Océan mondial, due à l’augmentation de l’intensité du rayonnement solaire.

Oui à l’écologie et non à l’écologisme !

Bien sûr, cela ne veut certainement pas dire qu’on peut alors continuer de polluer encore plus ! Non, il faut respecter la nature car nous en faisons partie. Non, ce qu’il faut dénoncer c’est l’intégrisme et le mensonge, la manipulation de l’information par certains journalistes, la volonté de récolter des bénéfices fructueux et des taxes inutiles sur la culpabilisation des citoyens. L’écologie est une science tandis que l’écologisme est une doctrine au même type que le capitalisme, le marxisme, le christianisme, etc. Tous ces mots terminant en « isme » qui ont plus souvent fait le malheur de l’Homme que son bonheur…

Le sectarisme est l’ennemi du bonheur …

Il faut dénoncer toute tentative d’incitation aux peurs eschatologiques et à l’auto-culpabilisation de masse forcée car cela a toujours été l’œuvre des pouvoirs fascistes et anti-démocratiques. Cela a toujours été le propre de ceux qui veulent à n’importe quel prix ” faire le bonheur des autres malgré eux ” !

Les églises n’ont-elles pas toujours été les meilleures dans ce domaine ? C’est que gouverner le bonheur de ses semblables est la meilleure manière d’avoir du pouvoir et de s’enrichir …

Il faut ouvrir les yeux et rester lucide …

13 mars 2007
Zanatany
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L’E-Gambling européen est en pleine explosion, c’est un marché émergent !

+ de 90 milliards d’euros misés chaque année …

Introduction

Le sexe et le jeu ont été de tout temps des domaines régentés par les pouvoirs temporels et religieux. C’est que dans la plupart des sociétés humaines, le sexe (espoir animal de la reproduction et du plaisir) et le jeu (espoir d’enrichissement facile) sont des motivations fondamentales pouvant avoir des conséquences importantes sur le développement des individus, l’ordre publique et les landmarks d’une société. Il faut préciser que ces deux domaines ont souvent été les enjeux des mafias et des seigneurs de la guerre de tous poils en périodes de non-droit.

Dès l’enfance, les humains et même les animaux jouent. Le jeu est souvent, une acquisition du réel et des clichés représentatifs d’une société (archétypes). Jouer à la poupée est une manière d’acquérir la fonction sociale de la maternité qui est l’un des fondements de l’existence d’un groupe humain (instinct de survie). Jouer à la boutique est une simulation et une acquisition de la fonction d’échange, etc.

Ainsi, le jeu est un vecteur social fondamental. Comme le sexe, il est lié à la libido des individus, la libido étant l’un des instincts les plus puissants régissant les espèces vivantes. Aujourd’hui encore, au XXIème siècle, le sexe et le jeu liés à l’argent (l’échange mercantile) sont des tabous sociaux et sont souvent régit par des lois particulières, quand il ne s’agit pas de monopole d’état. C’est que depuis l’antiquité l’état ou la religion ont souvent eut un rôle de bookmaker (organisateur de jeux) ou de proxénète (prostitutions sacrées). Les empereurs romains n’avaient-ils pas pour devise : « Du pain et des jeux pour le peuple ! »

L’e-gambling européen est un marché émergent

Cette petite introduction pour signifier que le sexe et les jeux d’argent ne sont pas des domaines mercantiles ordinaires. Et c’est bien la raison pour laquelle une petite révolution va se produire au niveau Européen en ce qui concerne les loteries et casinos d’état et cela à cause des récentes avancées dans la technologie de l’internet qui permet sans vergogne ce que l’on appelle le « crossbording » les prises d’enjeux transfrontalières.

L’e-gambling est clandestin à 90% !

L’émergence de nombreuses sociétés « offshore » du jeu en ligne n’est pas la moindre des conséquences du flou juridique en la matière. En Belgique, en France comme dans bon nombre d’États européens, les Loteries nationales jouissent d’un monopole en matière de loteries, paris, jeux de hasard et concours. A première vue, dès lors tout est clair, puisque les sites prenant des paris auprès de particuliers, sans autorisation officielle, sont illégaux. Pourtant, dans les faits, de nombreux sites Internet sont littéralement pris d’assaut par les parieurs français, belges, suisses et autres.

En Europe, les sites de paris sportifs se bousculent au portillon. Il faut dire que le marché est énorme, et représentait selon un rapport de l’institut suisse de droit comparé pas moins de 8,926 milliards d’euros en 2003, soit 17,3 % des RBJ (Revenu Brut des Jeux = mises moins les gains). Le taux de redistribution en gains des mises (sur Internet) oscillant entre 70% et plus de 90%, on peut donc estimer les mises entre 30 et 90 milliards d’euros…

Il est noyé dans un flou juridique …

Traditionnellement, les loteries nationales et les salles de jeux agréées sont une source de revenus fiable pour l’Etat. Quoi qu’il en soit, dès 1994 la Cour de justice des Communautés Européennes a estimé que les loteries devaient être traitées comme un service tombant sous le coup des libertés fondamentales. Il est de jurisprudence constante que les restrictions aux libertés fondamentales peuvent être justifiées par des exigences d’intérêt général telles que la protection des consommateurs et le maintien de l’ordre public.

D’un autre côté, il y a lieu de noter que la diminution ou la réduction des recettes fiscales ne sauraient être mises en avant comme argument de justification. En outre, ces régimes doivent encore être reconnus comme nécessaires et proportionnels. Jusqu’à ce jour, la réglementation des jeux de paris était fixée à la liberté de chaque Etat membre.

Toutefois, la Cour de Justice européenne affirme que nul Etat ne peut limiter ou interdire l’accès à ces paris dès lors que l’un d’eux tire profit des loteries nationales ou des jeux de hasards. Dans l’arrêt Gambelli du 6 novembre 2003, cette même cour insiste sur le fait que les Etats membres ne peuvent organiser de monopole pour la seule et unique raison de se protéger de la concurrence faite par d’autres entreprises, nationales ou internationales. Pour la Commission européenne, les États membres ne peuvent pas hypocritement inciter leurs citoyens à jouer tout en limitant la concurrence.

La Commission européenne appelle les États membres épinglés à respecter le principe de « libre circulation des services », inscrit dans les traités. « Ces États disent à leurs monopoles historiques : « Gavez-vous », sans trop se préoccuper des consommateurs, soumis aux risques d’addiction », critique Thibault Verbiest, conseil de l’Association européenne des bookmakers. Selon lui, la France, prenant exemple sur les Pays-Bas, autoriserait le PMU à réaliser des campagnes publicitaires de plus en plus « agressives » tout en érigeant des barrières protectionnistes. À l’inverse, le Portugal, qui conduit une politique très restrictive en la matière, est à l’abri de toute remontrance.

Il possède déjà une technologie efficace !

La technologie est une des causes premières de cette révolution dans le domaine du jeu transfrontalier. Les sites internet permettent de toucher une clientèle tout en étant délocalisé dans un territoire de non-droit ou hors des juridictions concernées. L’entrée de Malte et de certains ex-pays de « l’Est » a permit la prolifération de ces territoires « offshore ».

La technologie a fait le reste, elle maîtrise la sécurité et le niveau nécessaire de gestion pour un coût raisonnable. Ce qui n’a pas manqué de mette l’eau à la bouche de certains groupes d’intérêts privés trop heureux de pouvoir investir dans cet eldorado jusque-là réservé au droit du Prince (de l’État). La crise des jeux en ligne qui s’installe en Europe et dans le monde est directement liée aux avancées technologiques et aux énormes enjeux financiers qu’internet ou les téléphones mobiles suscitent pour des opérateurs nouveaux, modernes et dynamiques qui attaquent les vieux monopoles européens des jeux, y compris auprès des instances de la Communauté européenne.

Cela concerne essentiellement les nouvelles technologies que sont : Internet (ADSL – câble), PDA (Personal Digital Assistant), Téléphones mobiles (SMS), Télévision inter-active (câble, satellite). Il faut aussi être conscient que les subventions européennes et celles des différents états ont largement contribuées à la création et la mise en exploitation de nouvelles applications et surtout de nouveaux systèmes d’interfaces plus efficaces et plus conviviales.

Il est caractérisé par le désir des utilisateurs actuels d’utiliser ces nouveaux canaux

L’exemple suisse de l’impôt anticipé sur les gains brut de loterie est typique de la difficulté des gouvernements nationaux à comprendre la réalité européenne des enjeux concurrentiels en cours. Si globalement, la majorité des joueurs ne cherchent pas forcément à gagner de l’argent sur le long terme mais plutôt à s’amuser. Lorsque des adeptes de jeux divers sont interrogés sur les raisons de leurs paris en ligne, les réponses « pour se détendre », « pour la diversion et les émotions fortes » ou « pour tuer l’ennui » dépassent largement « pour l’argent » ou « pour gagner », ce qui démontre que les parieurs en ligne voient leur passe-temps comme une activité de loisir comme une autre.

Les barrières fiscales du type impôt anticipé ne sont que pour le bonheur du jeu transfrontalier (hors suisse) qui devient de plus en plus facile et énorme, cela d’autant plus qu’on a même pas besoin de sortir de chez soi ou même au bureau…

Les jeux de rôles en ligne, l’utilisation de l’e-banking et du e-commerce a favorisé la formation d’une population familière et utilisatrice de ces nouvelles technologies qui favorisent aujourd’hui l’émergence de nouveaux canaux de distribution potentiels. Aujourd’hui, les principaux opérateurs sont technologiquement prêts pour développer différents types de plate-forme de jeu en ligne de l’Internet à la téléphonie mobile et à la TV interactive avec des budgets assez élastiques. Restent les problèmes légaux et la sensibilité politique du moment.

Il faut être conscient que la potentialité existe et que les tentations sont fortes du fait qu’un marché émergent se fait de plus en plus sentir. L’ignorer ou le rendre illégal ne fera que favoriser l’arrivée d’opérateurs peu scrupuleux qui rendront les conditions pires. D’où la nécessité d’une vraie législation du jeu en ligne.

Aujourd’hui, la plupart des loteries nationales pratiquent le e-gambling !

Les pays du Nord de l’Europe restent les leaders, mais le sud se réveille !

Un rapide tour d’horizon d’une quinzaine de pays européens permet de constater, sans surprise, que ce sont essentiellement les pays ayant déjà une longue expérience et une forte pénétration d’Internet ou des services en ligne qui ont favorisés leurs loteries nationales à lancer des modules de jeu en ligne. Ces pays se situent généralement en Europe du Nord. On citera par exemple le Danemark, l’Allemagne (où chaque Lander a sa propre loterie, toutes reliées par un même site Internet, Lotto.de), l’Autriche, la Suisse (http://www.swisslos.ch) ou encore la Finlande dont les conditions climatiques et géographiques ont été particulièrement propices à une demande soutenue des services en ligne.

Certains pays où l’internet était déjà très présent mais, où le jeu en ligne n’était pas encore permis, il y a encore à peine trois ans, ont fait le pas. Leur législation a évolué depuis 2003 et ils offrent aujourd’hui des jeux en ligne à condition qu’ils en limitent l’accès à leurs seuls joueurs nationaux. C’est le cas pour les Pays-Bas, le Royaume-Uni, l’Espagne et le Portugal. Par contre des pays comme la Belgique et l’Irlande n’ont pas encore fait le pas mais le Luxembourg a modifié dernièrement sa législation et prépare quelque chose pour bientôt.

Tout comme au Royaume Uni, le marché du jeu en ligne italien sera légal au 1er janvier 2007. Sont inclus : les casinos en ligne, le poker, le bingo et les paris sportifs. La Belgique, la Suisse ou l’Allemagne réfléchissent également aux conditions de légalisation des jeux en ligne. La loi italienne se calque sur le modèle britannique. Pour tout site proposant des jeux de hasard, chaque transaction avec un client italien, taxera de 3 % les revenus de la compagnie gérant le dit site.

La tentation de libéraliser ce secteur est forte

Les pays du Nord et surtout, la Grande Bretagne et même l’Italie sont en faveur d’une libéralisation contrôlée du marché des jeux d’argent et notamment sur l’internet. Pour obtenir un aperçu détaillé des aspects juridiques et économiques des jeux de hasard, la Commission Européenne a mandaté l’Institut suisse de droit comparé, pour effectuer une étude sur le secteur. L’étude est le résultat de près de deux ans de travail et fournit une analyse des régimes juridiques des jeux de hasard dans l’Union européenne et tente également de donner des indications sur le développement économique du secteur. L’étude confirme que tous les États membres soumettent le secteur des jeux de hasard à des réglementations visant à sauvegarder des objectifs d’intérêt général. Tout en poursuivant des objectifs grandement similaires, les lois et règlements nationaux varient considérablement et entraînent souvent des obstacles à la libre prestation de services et à la liberté d’établissement incompatibles avec le droit communautaire.

Au niveau de la Commission, une clarification est donc souhaitable. Il lui appartient de mettre fin à tout soupçon en ouvrant un débat non biaisé avec tous les États de l’Union et les parties prenantes. Un débat qui partirait d’une réalité partagée par une majorité de capitales et par les juges européens : le jeu n’est pas une activité banale. Sauf ignorance de ses dérives potentielles (addiction, mise en péril de situations sociales, criminalisation des paris, blanchiment d’argent…), personne ne semble vouloir d’un “marché libre du jeu”.

Il ne s’agit pas de prohiber le jeu, ni même d’empêcher son développement contrôlé. Il s’agit, lorsqu’il est autorisé, de lui faire emprunter une voie légale, sûre et responsable. Ainsi, si, pour les loteries, aucune autorité sérieuse ne parle de les déréguler, il n’en reste pas moins souhaitable que des principes communs soient établis : protection de l’ordre public, interdiction du jeu des mineurs, responsabilité sociale.

Tendances générales que l’ont peut discerner entre 2005 et 2006

La crise des jeux en ligne qui s’installe en Europe et dans le monde est directement liée aux avancées technologiques et aux énormes enjeux financiers qu’internet ou les téléphones mobiles suscitent pour des opérateurs nouveaux, modernes et dynamiques qui attaquent les vieux monopoles européens des jeux, y compris auprès des instances de la Communauté européenne.

Le marché en ligne des jeux d’argent est « un gâteau » que souhaitent acquérir nombre de grands opérateurs privés qui dénoncent les monopoles nationaux et la discrimination commerciale auprès de la Commission Européenne qui a déjà commencé à enquêter sur le sujet. La nécessité d’harmoniser les législations et les pratiques devra devenir prochainement un impératif des gouvernements.

Une volonté de plus en plus affirmée par la majorité des Loteries d’État de renforcer les monopoles nationaux en adhérant notamment à la promotion d’une éthique du jeu (jeu responsable) et à occuper le marché des jeux en ligne de l’internet et plus sûrement de la téléphonie mobile et la TV interactive. Plusieurs grands fournisseurs présentent déjà aujourd’hui des solutions « clés-en-main» qui ont fait leurs preuves. Reste souvent la compatibilité au niveau juridique, ce qui n’est pas toujours le cas d’un pays à l’autre.

Aujourd’hui, les cybercasinos sont dans une situation transitoire que l’on peut désigner de bancale. Il s’agit d’un changement juridique très net qui, pour certains gouvernements, apparaît en contradiction avec leur vision socioculturelle et leur politique existante. Cet état intermédiaire va connaître avec certitude une nouvelle évolution et imposera, aux différents pays, des concessions résultant de la globalisation. L’évolution prochaine du jeu en ligne sera conditionnée par 3 paramètres de base :

  • L’évolution de la technologie : bande passante plus performante et convivialité des interfaces utilisateurs. Les opérateurs en téléphonie mobile commencent à devenir des acteurs majeurs. La TV interactive jouera aussi certainement un rôle majeur en la matière.

  • L’évolution de la législation sur les jeux d’argent : tant au niveau national qu’au niveau européen.

  • Le choix des utilisateurs : l’exemple suisse de l’impôt anticipé sur les gains brut de loterie est typique de la difficulté des gouvernements nationaux à comprendre la réalité européenne des enjeux concurrentiels en cours. Si globalement, la majorité des joueurs ne cherchent pas forcément à gagner de l’argent sur le long terme mais plutôt à s’amuser. Les parieurs en ligne voient leur passe-temps comme une activité de loisir comme une autre.

Conclusion

Aujourd’hui, les principaux opérateurs sont technologiquement prêts pour développer différents types de plate-forme de jeu en ligne de l’Internet à la téléphonie mobile et à la TV interactive. Restent les problèmes légaux et la sensibilité politique du moment.

Il faut être conscient que la potentialité existe et que les tentations sont fortes du fait qu’un marché émergent se fait de plus en plus sentir. L’ignorer ou le rendre illégal ne fera que favoriser l’arrivée d’opérateurs peu scrupuleux qui rendront les conditions pires. D’où la nécessité d’une vraie législation du jeu en ligne.

Il ne s’agit pas de prohiber le jeu et notamment en ligne, ni même d’empêcher son développement contrôlé. Il s’agit, lorsqu’il est autorisé, de lui faire emprunter une voie légale, sûre et responsable. Ainsi, si, pour les loteries d’état européennes, aucune autorité sérieuse ne parle de les déréguler, il n’en reste pas moins souhaitable que des principes communs soient établis : protection de l’ordre public, interdiction du jeu des mineurs, responsabilité sociale.

On peut cependant, s’attendre à une possible prochaine libéralisation limitée et sous contrôle, notamment en ce qui concerne les e-casinos qui peuvent cependant devenir une vraie menace pour les e-loteries.

En effet, on peut remarquer que sur les plate-formes en ligne où il existe des jeux de loterie comme des paris sportifs et des jeux de casinos, comme en Autriche, les jeux de casinos font en moyenne le 90% des ventes en ligne. Cela est essentiellement dû au taux de redistribution de ces jeux en gains (RBJ) qui tourne autour de 90 à 98%. Il est assez évident que ces jeux favorisent le jeu compulsif. Mais d’autre part, on a jamais interdit à personne de se ruiner à la bourse, même sur l’internet ou par téléphone !

23 janvier 2007
Zanatany
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Les processus de l’organisation et de la gestion

 

Ceci est le résumé d’un article intéressant de David A. Garvin  (Professeur de gestion d’entreprise à la Harvard Business School), tiré de « SLOAN Management Review » : Été 1998, Volume 39, Numéro 4.

 

Tous les organismes modernes souffrent trop souvent de l’isolement des services, la pauvreté des communications et la fragmentation du travail empêchent les gestionnaires d’atteindre leurs objectifs. Une concentration sur les processus, ou collections de tâches et d’activités, qui ensembles transforment des intrants (inputs) en productions (outputs), permet aux organisations de visualiser et gérer les matériaux, l’information, et les personnes d’une manière plus intégrée. 

 

Garvin fournit un cadre que les gestionnaires peuvent utiliser pour décider sur la manière d’intervenir dans les activités de leur organisation et d’identifier leurs propres forces et faiblesses.

Une part du cadre reflète les processus d’organisation :

  • des processus de travail, qui  produisent des produits pour des clients ou génèrent de l’information à l’usage interne;
  • des processus comportementaux, ou configurations largement partagées d’action et d’interaction;
  • et des processus de changement, qui décrivent comment les individus, les groupes, et les organisations s’adaptent, se développent, et croissent avec le temps.

La vision organisationnelle permet aux gestionnaires de relier des tâches segmentées à l’ensemble plus grand des besoins de l’organisation. Elle évite de se concentrer sur les individus ou les services quand les problèmes surgissent, les gestionnaires doivent ainsi être plus attentifs aux processus d’organisation; en

outre, cette manière de voir préconise que les efforts de conception doivent commencer par l’assistance à ces processus et seulement, ultérieurement, par les changements de structures

requis pour les faciliter.

L’autre partie du cadre reflète des processus de gestion :

  1. la configuration de direction, ou la définition des objectifs;
  2. la négociation et la vente, ou l’obtention du support et des ressources nécessaires;
  3. et la surveillance et le contrôle ou les activités de dépistage et de performance.

Les processus de gestion dépendent de la richesse de la communication, de la sensibilité aux relations humaines, et d’une compréhension du pouvoir des rapports humains dans l’organisation. 

 

La plupart des recherches sur les organisations se concentrent sur de vastes stratégies ou tactiques détaillées. Avec sa vision à un niveau intermédiaire, l’approche par les processus est utile en proposant des défis de mise en œuvre. En classifiant les principaux types de processus, le cadre de Garvin peut servir de

point de départ à la recherche des gestionnaires à améliorer leur capacité à obtenir des réalisations. 

 

Cette approche par les processus de l’organisationnel complète judicieusement l’approche traditionnelle qui distingue aussi trois catégories de processus d’activités dans une organisation :

  • ceux qui réalisent le pilotage : les processus de management,
  • ceux qui créent les produits et services : les processus opérationnels,
  • ceux qui fournissent les ressources : les processus support.

17 septembre 2006
Zanatany
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Civisme ou écologie ? Pollution et surpopulation, même combat !

Civisme ou écologie ?

Voilà une dizaine d’années qu’une nouvelle religion est née : l’écologie. Ses prêtres sont partout et prêchent la ” bonne parole ” et la culpabilisation.

C’est ainsi que les fumeurs sont devenus des drogués pestiférés (alors que notre jeunesse continue à profiter des vraies drogues en toute impunité), les amateurs de bon vin ; des alcooliques, les conducteurs de 4×4 ; des pollueurs irresponsables. Bientôt les “gros” paieront plus d’assurances ou ne seront plus assurés du tout ! Ceux qui consomment trop de sucreries ne seront plus assurés contre le diabète et ceux qui ne font pas régulièrement du sport paieront une taxe de risque de maladie … Il n’y a, en effet, pas de limite à l’égoïsme et au fanatisme … et surtout, à la bêtise !

Nos sociétés actuelles sont caractérisées par le nombrilisme et l’individualisme forcené, héritage de mai 68. Les valeurs telles que la Foi, la Charité, l’Honneur, la Solidarité, la Responsabilité, sont mortes et oubliées. Si vous en parlez, vous êtes automatiquement soupçonné de passéisme, voire même de fascisme … Curieuse évolution des mentalités ?

Je parlais donc de cette nouvelle religion qui se complaît aujourd’hui à culpabiliser le citoyen européen moyen à renier le culte de la consommation de masse pour rejoindre celui de l’hédonisme et la croisade contre les pollueurs. Mais comme toutes les églises, celle-ci a aussi ses pieux mensonges. La pseudo croisade en question consiste surtout à inventer chaque jour une nouvelle taxe, soi-disant, pour freiner la consommation de pétrole. Mais en fait, ces taxes ne servent qu’à l’état qui trouve ainsi un financement opportun à ses dépenses en substitution au manque à gagner entraîné par la diminution des revenus de la classe moyenne en Europe (CF. ” L’évolution des paradigmes sociaux “). Les taxes n’ont jamais freiné la pollution, elle ne font qu’enrichir un état omnipotent … L’argument comme quoi cet argent va aider le développement de nouvelles technologies moins polluantes est faux car seule une partie seulement de cette manne est utilisée en ce sens et le reste va surtout financer les affaires des petits copains. Il n’y a aucun suivi et aucun contrôle de ces fonds et de toutes façons la recherche a déjà ce qui lui faut. Les 7 sœurs (Cartel des grandes sociétés pétrolières) se chargent d’acheter et de geler tous les brevets vraiment pertinents.

Au contraire, ces taxes créent un réel ” droit de polluer ” par ceux qui ont les moyens de payer. C’est donc une inégalité et une tartufferie. Le pire de l’ironie est que cela est soutenu par les partis politiques de gauche dont on aurait pu croire que l’idéologie allait en faveur de la justice sociale et de l’équité … Nous aurait-on menti ? À l’insu de notre plein gré ?

Pollution et surpopulation, même combat !

Le vrai problème, en fait, personne n’a vraiment envie de le voir … Si la pollution gagne du terrain et si la qualité de vie dans le monde se dégrade à grande vitesse, c’est essentiellement à cause de la surpopulation ! L’économiste britannique Thomas-Robert Malthus (1766-1834), l’avait déjà prévu il y a près de trois siècles.

En Europe, L’allongement de la durée de la vie, grâce aux progrès de la médecine, contribue aussi à amplifier le problème et même si la démographie est au point mort, elle est toujours remplacée par l’immigration en provenance des pays plus pauvres et la croissance réelle qui en résulte est toujours aussi excessive et dévastatrice pour l’environnement. Il faut aussi comprendre que, jusqu’au début du XXème siècle, l’évolution de la démographie européenne était rythmée par une guerre tous les 25 ans, donc une par génération. Depuis la dernière guerre mondiale, la paix règne en Europe, les conflits armés étant devenus l’apanage du tiers monde, surtout là, où se trouvent les matières premières nécessaires à l’Occident. Ayant ainsi perdu ce régulateur démographique, certes inhumain, mais efficace on l’a remplacé par rien … Pire, les religions du livre condamnent la contraception (mais pas la guerre !). Donc, tout est programmé pour le pire et ce n’est pas les minuscules privations de consommation d’énergie ou d’économies de bout de chandelles de citoyens vertueux en mal de culpabilité qui va solutionner le problème.

Pour faire une réelle économie d’énergie et de pollution il faut revenir à la démographie de 1960 – 70. Ce qui signifie ” économiser ” ou éviter de faire naître près de 2 milliards de naissances dans les dix prochaines années … Il faudrait quasiment imposer à l’humanité entière ce que la chine s’est imposé déjà : un seul enfant par famille, avec tout les problèmes et les risques que cela comporte par ailleurs, et notamment le potentiel génocide des filles et celle d’une surpopulation masculine … Du moindre mal, il faudra choisir : Entre une Terre polluée, surpeuplée et stérile et un possible retour de la qualité de vie et du travail pour tous, mais avec l’inconvénient que les femmes seront rares (et donc chères !) et la majorité des hommes homosexuels faute de femmes ! L’avenir est vraiment radieux n’est-ce pas ?

Au fait, dans le Livre n’est-il pas écrit : ” Croissez-vous et multipliez-vous, emplissez la terre entière “. Le problème est que la coupe est pleine et maintenant, il faut la boire jusqu’à la lie ! À quand un procès contre Dieu ? …

28 août 2006
Zanatany
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Projets informatiques de gestion

Les normes CMMI et notamment ITIL ont été élaborées aux USA pour permettre de pallier à la constatation que 90% des projets importants mis en route ces dernières années échouaient par dépassement de budget, de délais ou même d’efficacité par rapport au périmètre projet prévu.

Mais c’est ne pas comprendre que les normes, en général, ne sont que des références qu’à ce que la langue anglo-saxonne appelle ” best practices ” les bonnes pratiques. C’est des compilations empiriques de ce qui a pu donné du succès sans pour autant se référer à une véritable théorie ou méthodologie. Il est vrai que le monde anglo-saxon a toujours été axé sur les méthodes empiriques et que l’idéologie latine a toujours été axé sur un excès de théories plus ou moins fumeuses. Le problème n’est pas de faire le procès de l’une ou l’autre démarche mais d’essayer d’être vigilant et lucide.

Le vrai problème aujourd’hui est que des “castes” économiques s’approprient ces pseudo normes, qui n’étaient que des tentatives de méthodologies pour en faire de juteux produits à imposer par des brevets et des monopoles au reste de ceux qui sont prêts à payer pour être reconnus aux yeux de tous comme étant les meilleurs. “Vanitas vanitatum et omnia vanitas” ont toujours dits les évangiles : l’Homme n’est que vanité !…

Cela vous paraîtra peut-être prétentieux de ma part mais j’estime, à la suite de René Descartes (1596-1650), que le bon sens est la chose du monde la mieux partagée ! … C’est peut-être là un reste d’idéalisme dans un univers corporatiste et conformiste ?

Toutes les théories universitaires des 20 dernières années en la matière, stipulent que c’est par l’analyse des besoins réels du client et notamment, de ses processus stratégiques que l’on peut effectivement déterminer l’outil qui est le plus approprié aux processus de l’organisation et que peut-on voir aujourd’hui ?

On conseille aux PME, les plus minuscules, de s’équiper d’outils de type ORACLE ou SAP. Un peu d’historique est peut-être nécessaire pour comprendre…

À l’origine, des outils tels que SAP, très performants, ont été surtout développés pour des structures gigantesques telle que l’industrie automobile en Allemagne. Ce type d’outil est effectivement efficace pour des congloméras de ce type et les coûts en résultant sont à l’image de ce type de système. Le problème est que ce type de système d’information est limité et, qu’en un demi-siècle, on en a fait le tour. Le résultat est qu’il faut donc adapter l’outil à des structures plus petites si on veux continuer à les vendre.

Le résultat a été qu’on a utilisé des poids lourds là, où des 2CV suffisaient, sauf que le prix n’est pas le même !

Je pense honnêtement qu’il est tant qu’une véritable réflexion puisse se faire afin d’arrêter le gaspillage et la sauvegarde des PME qui constituent près du 80% du tissu économique d’un pays comme la Suisse.

Si vous souhaitez continuer cette conversation, c’est avec plaisir que j’accueillerai vos idées sur la question pour faire avancer la réflexion … J’attends vos commentaires !

3 août 2006
Zanatany
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L’évolution des paradigmes sociaux :

Mon désir est de pouvoir discuter en toute liberté avec mes semblables et d’échanger sur n’importe quel sujet qui les préoccupe …

Originaire de Madagascar, cela fait vingt ans que je vis en Suisse et je trouve que ce pays a bien changé… Ce qui est étonnant c’est qu’en fait, la Suisse s’est assez adaptée au reste du monde ! Son économie fossile de l’après-guerre a mal supporté la dynamique européenne. On échappe pas à la globalisation…

Le système, dans les années 70 était basé sur la paix sociale et l’échelle des salaires était réduite de l’ordre de un à quatre ce qui permettait l’éclosion d’une forte classe moyenne. C’était le garant d’une consommation et d’un revenu des impôts confortable pour l’État. On était encore à l’époque où les économistes croyaient aux vertus du Keynésianisme. A cette période, on se disait qu’il fallait travailler avec l’argent des autres et que les fonds propres étaient trop chers pour servir à l’investissement, la dette était un effet de levier de la croissance et on encourageait les collectivités territoriales à l’endettement. Puis vint la chute du mur de Berlin et l’effondrement du bloc communiste et avec la désillusion des doctrines socialistes radicales. La mode est venu au monétarisme. Ce terme est apparu à la fin des années 1960 pour qualifier un courant de pensée économique pour lequel l’action de l’État en matière monétaire est inutile voire nuisible. Le chef de file de ce courant, Milton Friedman, a cherché à réhabiliter la théorie quantitative de la monnaie contre le paradigme dominant de l’époque, le keynésianisme. Cela a été le triomphe du capitalisme sauvage et les sociaux-démocrates de l’époque, les socialistes actuels, ont du réviser leur doctrine pour surfer sur la vague verte montante pour la phagocyter et la transformer en rose vert…

Ainsi les paradigmes ont évolués et l’échelle des salaires s’est distordue pour atteindre des écarts faramineux. En matière d’économie, il n’y a pas de miracle, les classes moyennes sont en train de fondre comme la neige au soleil et le système fiscal basé sur la dominance de cette classe sociale a provoqué une chute des revenus de l’État. Le résultat est que les pauvres sont trop pauvres pour être tondus, la classe moyenne est en voie de disparition et les riches ont les moyens de négocier et de s’arranger pour moins payer proportionnellement. C’est ainsi que le piège se referme sur cette doctrine du monétarisme en moins de 10 ans…

L’équation est posée et, avec l’ouverture des frontières on est pas près de voir une solution. Il faut peut-être se demander si le capitalisme triomphant est vraiment la solution ? Je vois déjà venir pointer son nez le fameux développement durable et l’équité des échanges… Revient-on sur la pointe des pieds vers un keynésianisme à visage humain et écologique de surcroît ? la question est intéressante, non ?

Qu’en pensez-vous ?…