La richesse de la libre entreprise ne fleurie qu’à l’ombre du monopole !
On nous a encore menti, à l’insu de notre plein grès ! L’idéologie libérale aime à se gargariser de la liberté d’entreprise et dénoncer ces subventions qui faussent la réalité du marché, seule vérité dont il faut tenir compte.
Mais quand on observe le tissu économique d’un pays comme la Suisse, championne du libéralisme, on s’aperçoit que la richesse de la libre entreprise ne fleurie qu’à l’ombre du monopole. Malgré l’existence d’une législation anticartel il existe, par exemple, un véritable monopole des importateurs, défendu bec et ongles par certains parlementaires et dont on a vu l’efficacité en pleine crise de l’Euro où lorsque la monnaie européenne était arrivée presque à parité avec le Franc Suisse, les prix restaient imperturbablement les mêmes, aussi bien dans les grandes surfaces, les librairies, les boucheries, qu’à la pompe !
Voilà une belle contradiction de la loi de l’offre et de la demande où même lorsque la demande avait chuté car les Suisses se ruaient aux frontières pour faire leurs achats, rien ne bougeait sinon quelques commentaires désabusés de responsables de grandes surfaces et de politiciens reprochant le manque de patriotisme de ceux qui voulaient profiter de l’aubaine. Très drôle !
Délocalisation, le profit est aveugle, à court terme et n’a pas de patrie !
C’est comme avec les délocalisations, le profit n’a pas de patrie mais le contribuable-consommateur, la vache-à-lait, si ! Et, c’est à ce niveau que le libéralisme atteint le sommet de l’ubuesque car en délocalisant on supprime des emplois, donc du pouvoir d’achat et on augmente les coûts de transports, d’organisation et les délais de livraisons. Le résultat est le transfert de savoirs-faire concurrentiels à des pays émergents et qu’on se retrouve coupé de sa clientèle d’origine qui n’a plus les moyens de consommer. Nokia et autres marques en ont fait les frais en Indes où des marques locales ont copiés ses produits à des prix battant toutes concurrences au niveau local et ces entreprises se sont retrouvées, ayant perdues leurs clients d’origine et ne pouvant atteindre ceux si nombreux de ces pays émergeant. Cette désindustrialisation de l’Europe est la conséquence directe du problème de l’endettement des états qui “vivent au-dessus de leurs moyens”, à part la Suisse, exception qui tire son épingle du jeu grâce à son taux d’imposition modéré attirant les sièges sociaux des grands groupes et favorisant ainsi le rapatriement de capitaux vers son territoire. Le taux de chômage ne cesse de battre des records en Europe et la fameuse libre circulation des personnes s’est transformée en exportation massive de chômeurs et de mendiants, une vraie cour des miracles. Personne n’a encore compris que l’État représente la souveraineté, “le droit du Prince”, et de se fait, il se doit de gérer le “droit régalien” les fonctions qui font sa souveraineté. Que de tergiversations autours de la “taxe Tobin”. Si l’expérience Suédoise a été un échec en 1984, le droit de timbre, en Suisse n’empêche pas le Franc fort. Le libéralisme débridé a laissé la finance mondiale gouverner l’économie au dépend de ce qui crée réellement la valeur, le travail, l’industrie. Personne n’a encore compris que la monnaie n’est qu’une dette étant la contrepartie des biens et des services en circulation. Que faire alors d’un pays de chômeurs, d’assistés sociaux, sans industries, ne gérant que du commerce et de l’immobilier ? C’est bien là le drame de la crise souveraine actuelle des pays du Sud de l’Europe.
Quand le contribuable subventionne le profit de la libre entreprise !
On vire les séniors et on augmente l’âge de la retraite! Autrement dit, on se tire une balle dans le pied …
Si la baisse du chômage des moins de 30 ans s’est accentuée ces dernières années, celles des séniors de plus de 45 ans, n’a cessé d’augmenter. (Cf. La Tribune de Genève du 04/09/2011) « Le chômage des moins de 30 ans a en particulier baissé de façon spectaculaire, cette tranche d’âge jouant toujours, plus que toute autre, un rôle d’amortisseur conjoncturel. Toutefois, deux catégories de personnes ne bénéficient pas de l’embellie : les seniors et les chômeurs de longue durée, les deux allant souvent de pair. » Trop chers ! Et là, le patriotisme, le patronat connaît pas … C’est réservé aux consommateurs !
Dans toute l’Europe, on préfère virer les séniors au profit d’une main d’œuvre plus jeune, supportant mieux le stress, moins chère et plus docile. Cela tout en sachant pertinemment que ces personnes ont peu de chance de retrouver du travail et quelle vont se retrouver au chômage, puis à l’aide sociale sortant ainsi des statistiques officielles et vouées à une forme d’anonymat misérable où un pays en arrive à jeter à la poubelle l’expérience professionnelle de toute une vie. De cette manière, les entreprises font du bénéfice en augmentant leur rentabilité sur le dos du contribuable qui doit prendre en charge ces aînés. Le plus drôle, si on peut dire cela, c’est que c’est les femmes qui s’en sortent le mieux car, payées près de 20% de moins et plus dociles, elles réussissent mieux à conserver ou à retrouver un emploi.
La même farce se retrouve dans le secteur publique vaudois et notamment les écoles, où l’état donne une enveloppe forfaitaire aux établissements qui doivent ainsi jongler avec un budget sans cesse rogné. Résultat des courses, on engage un maximum de stagiaires ou de bachelors mais on évite les doctorats et les maîtrises, trop chers, car la rémunération est fonction d’un barème basé sur le diplôme le plus élevé. Dites à vos enfants de ne plus faire d’études supérieures, cela va dévaloriser leur CV ! Très drôle, non ?
Seniors et trop qualifié ! Avec cela, vous n’avez plus le droit d’avoir une activité vous permettant de payer vos factures.
Enfin, cerise sur le gâteau, alors que plus personne ne désire engager un sénior et que de ce fait, les cotisations aux assurances sociales sont insuffisantes, on rallonge l’âge de la retraite, sous prétexte que ces assurances vont mal. Cela ne dérange pourtant personne que dans les 3 derniers Krachs boursiers, une partie des réserves de ces mêmes assurances soient parties en fumée et que c’est le contribuable et les assurés qui sont passés à la caisse pour les reconstituer… Fatalité quand tu nous tiens !
Le tutorat, une solution des pays nordiques !
Les pays nordiques comme la Norvège, la Suède, la Finlande et même certains Landers d’Allemagne du Nord ont pourtant trouvé une réponse. Ils se sont dits qu’il n’était pas normal que le contribuable doive financer les profits des entreprises privées et ils ont ainsi légiférés pour que toute entreprise qui licencie une personne de plus de 45 ans soit obligée de lui payer un pont AVS jusqu’à la retraite afin qu’il ne soit pas à la solde de l’état.
Le résultat, depuis plus de dix ans a été spectaculaire. Plus personne ne licencie les vieux dans ces pays. Les assurances sociales sont florissantes, car tout le monde cotise. Les entreprises ont même trouvées une réponse intelligente en créant le tutorat, une manière de confier un jeune à une personne en fin de carrière pour qu’elle lui transmette son savoir-faire avant de partir à la retraite. Voilà une excellente manière de conserver, de gérer les connaissances et les savoirs-faire dans une entreprise tout en gardant une forme d’humanisme. Mais les pays du Sud de l’Europe ne sont pas encore assez évolués pour comprendre cela aujourd’hui et leur partis politiques dits, « de gauche » devraient en prendre de la graine ! Mais il y a longtemps qu’on sait qu’il n’est pire sourd que celui qui ne veux pas entendre …