L'Echo du Silence

Lorsque la parole ne peut s'exprimer par la bouche, elle s'en va hurler au fond de l'âme …

21 octobre 2011
Zanatany
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Quand le contribuable subventionne le libéralisme !

La richesse de la libre entreprise ne fleurie qu’à l’ombre du monopole !

On nous a encore menti, à l’insu de notre plein grès ! L’idéologie libérale aime à se gargariser de la liberté d’entreprise et dénoncer ces subventions qui faussent la réalité du marché, seule vérité dont il faut tenir compte.

Mais quand on observe le tissu économique d’un pays comme la Suisse, championne du libéralisme, on s’aperçoit que la richesse de la libre entreprise ne fleurie qu’à l’ombre du monopole. Malgré l’existence d’une législation anticartel il existe, par exemple, un véritable monopole des importateurs, défendu bec et ongles par certains parlementaires et dont on a vu l’efficacité en pleine crise de l’Euro où lorsque la monnaie européenne était arrivée presque à parité avec le Franc Suisse, les prix restaient imperturbablement les mêmes, aussi bien dans les grandes surfaces, les librairies, les boucheries, qu’à la pompe !

Voilà une belle contradiction de la loi de l’offre et de la demande où même lorsque la demande avait chuté car les Suisses se ruaient aux frontières pour faire leurs achats, rien ne bougeait sinon quelques commentaires désabusés de responsables de grandes surfaces et de politiciens reprochant le manque de patriotisme de ceux qui voulaient profiter de l’aubaine. Très drôle !

Délocalisation, le profit est aveugle, à court terme et n’a pas de patrie !

C’est comme avec les délocalisations, le profit n’a pas de patrie mais le contribuable-consommateur, la vache-à-lait, si ! Et, c’est à ce niveau que le libéralisme atteint le sommet de l’ubuesque car en délocalisant on supprime des emplois, donc du pouvoir d’achat et on augmente les coûts de transports, d’organisation et les délais de livraisons. Le résultat est le transfert de savoirs-faire concurrentiels à des pays émergents et qu’on se retrouve coupé de sa clientèle d’origine qui n’a plus les moyens de consommer. Nokia et autres marques en ont fait les frais en Indes où des marques locales ont copiés ses produits à des prix battant toutes concurrences au niveau local et ces entreprises se sont retrouvées, ayant perdues leurs clients d’origine et ne pouvant atteindre ceux si nombreux de ces pays émergeant. Cette désindustrialisation de l’Europe est la conséquence directe du problème de l’endettement des états qui “vivent au-dessus de leurs moyens”, à part la Suisse, exception qui tire son épingle du jeu grâce à son taux d’imposition modéré attirant les sièges sociaux des grands groupes et favorisant ainsi le rapatriement de capitaux vers son territoire. Le taux de chômage ne cesse de battre des records en Europe et la fameuse libre circulation des personnes s’est transformée en exportation massive de chômeurs et de mendiants, une vraie cour des miracles. Personne n’a encore compris que l’État représente la souveraineté, “le droit du Prince”, et de se fait, il se doit de gérer le “droit régalien” les fonctions qui font sa souveraineté.  Que de tergiversations autours de la “taxe Tobin”.  Si l’expérience Suédoise a été un échec en 1984, le droit de timbre, en Suisse n’empêche pas le Franc fort. Le libéralisme débridé a laissé la finance mondiale gouverner l’économie au dépend de ce qui crée réellement la valeur, le travail, l’industrie. Personne n’a encore compris que la monnaie n’est qu’une dette étant la contrepartie des biens et des services en circulation. Que faire alors d’un pays de chômeurs, d’assistés sociaux, sans industries, ne gérant que du commerce et de l’immobilier ? C’est bien là le drame de la crise souveraine actuelle des pays du Sud de l’Europe.

Quand le contribuable subventionne le profit de la libre entreprise !

On vire les séniors et on augmente l’âge de la retraite! Autrement dit, on se tire une balle dans le pied …

 Si la baisse du chômage des moins de 30 ans s’est accentuée ces dernières années, celles des séniors de plus de 45 ans, n’a cessé d’augmenter. (Cf. La Tribune de Genève du 04/09/2011) « Le chômage des moins de 30 ans a en particulier baissé de façon spectaculaire, cette tranche d’âge jouant toujours, plus que toute autre, un rôle d’amortisseur conjoncturel. Toutefois, deux catégories de personnes ne bénéficient pas de l’embellie : les seniors et les chômeurs de longue durée, les deux allant souvent de pair. » Trop chers ! Et là, le patriotisme, le patronat connaît pas … C’est réservé aux consommateurs !

Dans toute l’Europe, on préfère virer les séniors au profit d’une main d’œuvre plus jeune, supportant mieux le stress, moins chère et plus docile. Cela tout en sachant pertinemment que ces personnes ont peu de chance de retrouver du travail et quelle vont se retrouver au chômage, puis à l’aide sociale sortant ainsi des statistiques officielles et vouées à une forme d’anonymat misérable où un pays en arrive à jeter à la poubelle l’expérience professionnelle de toute une vie. De cette manière, les entreprises font du bénéfice en augmentant leur rentabilité sur le dos du contribuable qui doit prendre en charge ces aînés. Le plus drôle, si on peut dire cela, c’est que c’est les femmes qui s’en sortent le mieux car, payées près de 20% de moins et plus dociles, elles réussissent mieux à conserver ou à retrouver un emploi.

La même farce se retrouve dans le secteur publique vaudois et notamment les écoles, où l’état donne une enveloppe forfaitaire aux établissements qui doivent ainsi jongler avec un budget sans cesse rogné. Résultat des courses, on engage un maximum de stagiaires ou de bachelors mais on évite les doctorats et les maîtrises, trop chers, car la rémunération est fonction d’un barème basé sur le diplôme le plus élevé. Dites à vos enfants de ne plus faire d’études supérieures, cela va dévaloriser leur CV ! Très drôle, non ?

Seniors et trop qualifié ! Avec cela, vous n’avez plus le droit d’avoir une activité vous permettant de payer vos factures.

Enfin, cerise sur le gâteau, alors que plus personne ne désire engager un sénior et que de ce fait, les cotisations aux assurances sociales sont insuffisantes, on rallonge l’âge de la retraite, sous prétexte que ces assurances vont mal. Cela ne dérange pourtant personne que dans les 3 derniers Krachs boursiers, une partie des réserves de ces mêmes assurances soient parties en fumée et que c’est le contribuable et les assurés qui sont passés à la caisse pour les reconstituer… Fatalité quand tu nous tiens !

Le tutorat, une solution des pays nordiques !

Les pays nordiques comme la Norvège, la Suède, la Finlande et même certains Landers d’Allemagne du Nord ont pourtant trouvé une réponse. Ils se sont dits qu’il n’était pas normal que le contribuable doive financer les profits des entreprises privées et ils ont ainsi légiférés pour que toute entreprise qui licencie une personne de plus de 45 ans soit obligée de lui payer un pont AVS jusqu’à la retraite afin qu’il ne soit pas à la solde de l’état.

Le résultat, depuis plus de dix ans a été spectaculaire. Plus personne ne licencie les vieux dans ces pays. Les assurances sociales sont florissantes, car tout le monde cotise. Les entreprises ont même trouvées une réponse intelligente en créant le tutorat, une manière de confier un jeune à une personne en fin de carrière pour qu’elle lui transmette son savoir-faire avant de partir à la retraite. Voilà une excellente manière de conserver, de gérer les connaissances et les savoirs-faire dans une entreprise tout en gardant une forme d’humanisme. Mais les pays du Sud de l’Europe ne sont pas encore assez évolués pour comprendre cela aujourd’hui et leur partis politiques dits, « de gauche » devraient en prendre de la graine ! Mais il y a longtemps qu’on sait qu’il n’est pire sourd que celui qui ne veux pas entendre …

31 janvier 2011
Zanatany
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Qui a dit que la démocratie n’était qu’un concept occidental ?

L’onde de choc qui est partie de Tunisie est en train de secouer le Moyen Orient et aujourd’hui la jeunesse d’Égypte fait vaciller le socle rouillé du vieux dictateur Moubarak. Kadhafi tremble de peur, Israël s’inquiète et même la puissante Chine commence à appréhender ce tsunami de la soif de liberté. Jacqueries sans lendemain ou véritable révolution porteuse d’un espoir d’évolution ? Le XXIe siècle est en marche !

L’alliance du cimeterre et du Coran

Islam et dictature font bon ménage, l’Iran en est la preuve ! Aucune religion n’a jamais été tolérante. L’Église de Rome, par exemple, n’a-t-elle pas exterminé et ne s’est-elle pas enrichie pendant des siècles au nom de Dieu ? N’a-t-elle pas été, comme les Islamistes, les gardiens vigilants de l’utérus des femmes ?

“Il ne peut y avoir de liberté dans un régime islamique, serait-il issu des urnes, parce qu’entre gouvernants et gouvernés, entre électeurs et élus, s’interpose le corps des oulémas (ou des ayatollahs) pour enserrer, encadrer le pouvoir des représentants du peuple. Dans ce type de régime, ce sont les oulémas et non les élus qui détiennent le pouvoir. Les libertés sont ainsi subordonnées au texte religieux, ou du moins à son interprétation, et au despotisme de la majorité. Si l’Iran a pu avoir été, pendant un temps, une démocratie électorale, mais non une démocratie libérale. Aujourd’hui, elle ne l’est plus. On vient de le voir, les ayatollahs se sont arrogé le droit de déterminer qui, selon leur interprétation de l’intérêt supérieur de l’islam, avait le droit de se porter candidat et qui ne l’avait pas. C’est donc dire qu’ils ne sont même pas disposés à accepter les seules limites de la définition procédurale de la démocratie.” (Mahmoud Ben Romdhane, http://www.alternatives-citoyennes.sgdg.org/num17).

Quant aux dictatures laïques, pseudo rempart de l’Occident d’abord, contre le communisme, puis ensuite contre l’islamisme. Elles n’ont jamais trouvé meilleurs alliés que le fanatisme instrumentalisable des foules et l’avidité des religieux. Israël, miné par ses courants religieux fanatiques, les instrumentalisant dans sa politique de colonisation, ne vaut pas mieux car sa jeunesse aussi est importante et fatiguée des vieux refrains liberticides. Plus loin, l’Asie pourrait aussi devenir un terrain fertile à la soif de liberté. La Chine a raison d’avoir peur, la majorité de sa population est jeune, de plus en plus instruite mais muselée et exploitée …

Il a fallu se retrouver au XXIe siècle, à l’aube de l’an 2011, pour que l’on redécouvre enfin la vraie nature du fascisme, qu’il soit de droite ou de gauche, populiste ou étatique, laïc ou religieux, il est toujours totalitaire et liberticide. Longtemps, les régimes inégalitaires de cette partie du monde ont instrumentalisés le communautarisme de l’Islam tout en éliminant ceux qui pouvaient nuire le pouvoir réservé à l’oligarchie qu’ils s’étaient constitué. L’Occident a, par ailleurs, sa part de responsabilité dans l’histoire de ces régimes favorisés, notamment par les américains pendant la guerre froide. L’approvisionnement en pétrole et la stabilité commerciale nécessite bien d’avoir des vassaux puissants et dociles.

Mais c’est ce même capitalisme aveugle, générateur de crises, qui a été une des causes de ce raz-de-marée libertaire. La pénurie de céréales provoquée par les intempéries, l’année dernière, en Russie et ailleurs a fait flambé les cours, attisé par les spéculateurs. La hausse des prix dans l’alimentation est alors devenue insupportable pour les populations.

La bombe démographique

Le cœur de la « bombe humaine » a été la jeunesse de ces pays. Le natalisme religieux aidant, la guerre des berceaux s’est retourné contre ceux qui l’instrumentalisaient. Plus de la moitié de la population est aujourd’hui représentée par des jeunes formés et pourtant sans emplois, se contentant des miettes de l’oligarchie et sans la moindre perspective d’avenir. Interdit d’émigrer, dégouté des idéologies promettant des lendemains meilleurs ou le paradis, cette jeunesse a découvert le chemin de la liberté à travers l’éducation et les technologies de l’information. L’internet et la téléphonie mobile ont été les instruments de la révolution. Ce qui prouve encore une fois que la communication libre est le réel ferment de la liberté et de la démocratie. Ce n’est pas un hasard si les pouvoirs totalitaires on toujours utilisés deux armes pour maintenir le peuple en esclavage : l’ignorance et la faim. Empêcher les gens de communiquer, de s’instruire, de connaître l’Histoire et avoir tout juste de quoi se nourrir car un ventre affamé n’a pas le temps de réfléchir … Pourtant,  selon Voltaire, « C’est avec des ventres affamés qu’on fait les révolutions ». Il n’avait pas tout à fait raison, pour déclencher une révolution, il faut tout de même ne pas avoir trop faim pour pouvoir penser. Ce qui a fait la différence, notamment en Tunisie, c’est l’instruction de la jeunesse qui lui a permis de prendre conscience qu’on leur avait volé leur espoir. Raison pour laquelle ils sont si vigilant aujourd’hui et ont si peur qu’on leur confisque leur révolution. N’est-ce pas là la preuve même d’un bon niveau de maturité ?

Et pourtant cette bombe à retardement démographique se déclenche alors qu’on assiste à un reflux démographique important dans les pays de cette région du monde. “Selon les pronostics, dans les deux à trois prochaines décennies, les analphabètes au Maroc, par exemple, ne représenteront pas plus de 4% chez les hommes et 8% chez les femmes. Cette situation pourra se traduire par une diminution de la pression sur le marché de l’emploi, et une atténuation des différences régionales et des différences de classe.” (L’Economiste, Najlae Naaouimi, avril 2007).

La démocratie est une preuve de maturité historique

De façon plus générale, cette convergence générale permettrait « l’émergence d’une société plus homogène et plus mûre pour la démocratie. Le “Choc des civilisations” tant espéré n’aura pas lieu. C’est au contraire un puissant mouvement de convergence qui se profile à présent à l’échelle planétaire. Le monde musulman n’échappe pas à la règle. Du Maroc à l’Indonésie, de la Bosnie à l’Arabie Saoudite, sa démographie en témoigne : hausse du niveau d’alphabétisation des hommes et des femmes, baisse de la fécondité, érosion de l’endogamie… Des bouleversements qui sont à la fois le signe et le levier d’une mutation en profondeur des structures familiales, des rapports d’autorité, des références idéologiques. Ce processus ne va pas sans générer crispations et résistances. Mais ces réactions sont moins des obstacles à la modernisation que les symptômes de son accélération.” (Courbage, Todd, « Le Rendez-vous des civilisations », 2007).

Les mollah d’Iran dans leur discours actuels tentent de récupérer ce qui s’est passé en Tunisie et en Égypte pour faire croire à un soulèvement des peuples de l’islam en faveur d’une république islamique pour museler la soif de liberté de la jeunesse iranienne dont le sang versé ces derniers mois est encore à peine sec. Toujours cette tendance des régimes totalitaires à déguiser la vérité et à régner par l’emprise du mensonge. Il n’est certainement pas évident de savoir ce que ces prochains mois nous apporterons et si la soif de liberté de ces jeunesses aura la maturité de s’opposer à la confiscation de leurs rêves et de leurs espoirs, mais une chose est certaine, le mensonge n’est pas une fatalité et il est difficile d’imaginer que la soif de liberté à laquelle on assiste aujourd’hui ne retombe comme un soufflet et ne profite qu’aux intégristes.

Le XXIe siècle est en marche et nous montre par ce qui ce passe dans cette partie du monde que le totalitarisme n’est pas innée à ces peuple et que le concept de démocratie (du grec : « demos cratos », le pouvoir par le peuple) n’est pas qu’occidental mais bien universel pour autant que le terrain lui soit propice. Le bon grain a simplement besoin d’une bonne terre pour donner une bonne récolte. Mais n’oublions jamais qu’il est dans la nature même de la démocratie de pouvoir se renverser à tout moment en son contraire, en tyrannie. C’est ce qu’avait déjà pu observer, Platon, contemporain de la première démocratie.

31 décembre 2009
Zanatany
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BONNE ANNÉE 2010 !

L’année qui se termine n’a pas été grandiose, le sommet de Copenhague a accouché d’une souris conformément aux égoïsmes nationaux qui sont restés les vrais vainqueurs. Entre une Afrique, incapable de s’assumer, en accusant l’histoire coloniale, et des grandes puissances accrochées à leurs acquis, la planète est bien mal partie !

D’un côté, nous avons les grands prêtres de l’Écologie, nouvelle religion avec ses sectes, ses intégristes, ses interdits et ses méthodes auto-culpabilisantes : nouveau péché originel. Et de l’autre, les fanatiques du pognon, de la croissance à tout prix pour sauvegarder leurs acquis, leurs revenus et leurs privilèges.

Les fous de Dieu mènent toujours la danse aussi bien dans l’intransigeance confessionnelle que dans la peur de l’autre. Dieu reconnaîtra-t-il les siens de tellement faire du mal en son nom ?

Mais une menace reste à l’horizon et il faudra rester vigilant en cette nouvelle année. Entre la Chine qui veux sa place chez les grands, la Corée son vassal imprévisible, l’Inde en proie à ses contradictions, le Pakistan et sa poudrière afghane, l’Iran et ses soubresauts révolutionnaires, d’où viendra la menace que ressentent les occidentaux face à l’Islam et notamment en Suisse où la querelle des clochers et des minarets a atteint le summum du ridicule ?

Ne vous moquez pas des Suisses !

Ils ont tout simplement exprimés une peur réelle, alimentée quotidiennement par les intégrismes de tous bords. Pour comprendre cela il est intéressant de lire un ouvrage : « Le rendez-vous des civilisations, des chiffres contre les préjugés » par l’historien Emmanuel Todd et le démographe Youssef Courbage qui nous livrent une vision iconoclaste du monde musulman  (Seuil, septembre 2007).

En croisant les indices de fécondité, le taux d’alphabétisation, les structures familiales et l’histoire, Emmanuel Todd et Youssef Courbage nous montrent dans ce livre que les pays à risques ne sont pas nécessairement ceux que l’on croit !…

Pour répondre à l’Américain Samuel Huntington qui a prédit une inéluctable confrontation entre l’islam et l’Occident (Le choc des civilisations, 2000), ils se sont penchés sur les caractéristiques humaines des différents pays musulmans. Non sans parti-pris, ils en concluent que ces pays évoluent comme les autres et sont, pour la plupart, voués à s’aligner sur les standards occidentaux !

Un islam, des islams

Les auteurs soulignent en premier lieu l’extraordinaire diversité des sociétés musulmanes, en dépit du poids de la religion. Tout sépare par exemple le Yémen, encore très peu alphabétisé, avec une fécondité supérieure à 6 enfants par femme, de l’Iran ou de la Tunisie, où l’alphabétisation est massive, y compris chez les femmes, et l’indice de fécondité à peine égal à 2 enfants par femme comme en France !

La diversité s’exprime aussi dans le statut social des femmes, qui semblerait bien davantage lié aux modèles familiaux pré-islamiques qu’à la religion elle-même. Dans le monde arabe (du Maghreb à l’Irak), l’endogamie prédomine (on se marie de préférence entre cousins) ainsi que la lignée paternelle. Avec pour conséquence, selon les auteurs, une structure familiale stable (pas de conflit entre belles-mères et brus, pas d’infanticide des filles). La polygamie concerne dans le monde arabe quelques pourcents des femmes.

En Afrique noire, rien de tel. Un quart à la moitié des femmes vivent en ménage polygame mais d’une façon souvent très autonome, chaque co-épouse disposant de sa propre case. Cette polygamie traditionnelle concerne aussi bien les populations musulmanes qu’animistes ou chrétiennes ! La fécondité reste élevée (5 à 8 enfants par femme) même si les démographes croient discerner les premiers signes de reflux.

En Malaisie et en Indonésie, c’est encore un autre monde. La prépondérance revient à la lignée maternelle. Les filles sont autant désirées que les garçons (on ne note pas d’infanticides ou d’avortements sélectifs comme en Chine ou en Inde). Les femmes tiennent leur rang dans la société et sont par exemple plus nombreuses que les hommes dans l’enseignement supérieur !

L’école, contraceptif efficace

Youssef Courbage et Emmanuel Todd insistent plus particulièrement sur l’alphabétisation : «La variable explicative la mieux identifiée par les démographes n’est pas le PIB par tête, mais le taux d’alphabétisation des femmes. Le coefficient de corrélation associant l’indice de fécondité au taux d’alphabétisation féminin est toujours très élevé…»

Les auteurs montrent que la contraception et la baisse de la fécondité interviennent le plus souvent après que la moitié des hommes aient accédé à la lecture et au moment où la moitié des femmes y accèdent à leur tour. Ensuite, la décrue peut être brutale (Iran, Algérie….). Mais elle peut aussi se ralentir, s’interrompre et parfois même amorcer une légère remontée (Syrie, Malaisie….).

Incontournable, la laïcité ?

«L’effacement du religieux serait-il une pré-condition de la modernisation démographique ?» s’interrogent les auteurs du Rendez-vous des civilisations. Leur question dérive de ce que le déclin de la ferveur religieuse aurait peu ou prou coïncidé en Europe occidentale ainsi qu’au Japon avec la poussée de l’alphabétisation et la chute de la fécondité.

Au vu du précédent européen et japonais, Youssef Courbage et Emmanuel Todd supputent que la chute de la fécondité et l’alphabétisation en Iran, en Tunisie, au Maroc et ailleurs dissimulent un troisième larron : l’indifférence religieuse, voire l’athéisme !

Mais la concomitance de ces trois facteurs reste à vérifier. Du moins, on peut penser que la fécondité résiste tant que le facteur religieux résiste également. Par exemple, les États-Unis (ce n’est pas rien) cumulent ferveur religieuse, alphabétisation de masse et fécondité modérée (environ deux enfants par femme, soit tout de même 50% de plus qu’en Europe ou au Japon). Même chose dans l’État indien du Kérala, fortement alphabétisé et à majorité hindoue et catholique, où la fécondité moyenne est tombée à un peu moins de deux enfants par femme sans que la ferveur religieuse des habitants soit en cause…

Youssef Courbage et Emmanuel Todd notent d’ailleurs que la baisse de la fécondité tend dans de nombreux pays à s’interrompre ou se ralentir en dépit des progrès économiques et éducatifs, peut-être en liaison avec le regain religieux. C’est le cas dans des pays émergents comme la Malaisie et l’Indonésie.

Au demeurant, le stade européen, avec à peine plus d’un enfant par femme, peut-il être considéré comme «moderne» et inéluctable, sachant que, sauf retournement, il mène mathématiquement à la disparition des sociétés en question ?…

La «guerre des berceaux»

Les auteurs reconnaissent beaucoup d’exceptions à leur modèle d’évolution démographique, exceptions qui s’expliquent le plus souvent par le contexte géopolitique fait de rivalités entre communautés historiques, ethniques et/ou religieuses.

Par exemple, si les Kosovars musulmans conservent une fécondité nettement plus élevée que leurs cousins albanais, cela pourrait être dû à leur souci de s’imposer face aux Serbes qui partagent avec eux le territoire. Le même phénomène s’est observé d’ailleurs en Irlande du nord, avec les Irlandais catholiques et les colons d’origine écossaise.

Mais l’exception la plus notable concerne le sous-continent indien qui, l’air de rien, abrite près de la moitié des musulmans de la planète : environ 450 millions dont 160 au Pakistan, 140 au Bangladesh et 140 en Inde !

Le Pakistan, qui accumule tous les retards (sauf en matière nucléaire !), conserve une fécondité de 4,6 enfants par femme. On retrouve le même taux chez les musulmanes de l’Inde du Nord. État par État, on voit dans l’Union indienne que les musulmanes ont à peu près partout un enfant de plus que les hindoues. À ce rythme-là, le sous-continent pourrait compter autant de musulmans que d’hindous en 2050 !

Faut-il voir dans ce genre de déséquilibre un nouveau risque de conflit ? Ou vaut-il mieux conclure comme Youssef Courbage et Emmanuel Todd : « La convergence des indices de fécondité permet de se projeter dans un futur, proche, dans lequel la diversité des traditions culturelles ne sera plus perçue comme génératrice de conflit, mais témoignera simplement de la richesse de l’histoire humaine » ?

Qui a peur du grand méchant loup ?

Au terme de leur décapante analyse, Youssef Courbage et Emmanuel Todd s’autorisent un conseil à l’adresse des gens qui nous dirigent, à l’Élysée ou à la Maison Blanche :

  • S’il y a un État à surveiller, ce n’est sans doute pas l’Iran qui s’est considérablement rapproché des standards européens ! Ce pays apparaît plus «moderne» par exemple que son voisin turc dont la fécondité se maintient à 2,3 enfants par femme, qui conserve une démocratie sous tutelle militaire et reste tenté de régler par la force la question kurde.

  • Mieux vaut avoir l’œil sur le Pakistan, qui tarde à faire sa révolution démographique et cultive sa rivalité avec l’Union indienne : « Les convulsions que nous voyons se produire aujourd’hui dans le monde musulman peuvent être comprises, non comme les manifestations d’une altérité radicale, mais au contraire comme les symptômes classiques d’une désorientation propre aux périodes de transition. Dans les pays où cette transition arrive dans sa phase terminale, la zone de danger est en général passée. Mais dans les pays où la transition n’en est encore qu’à ses débuts, le potentiel de perturbation est élevé et il convient de garder la plus grande vigilance. C’est le cas, par exemple, du Pakistan aujourd’hui ».

L’arme démographique

La démographie est une donnée indispensable dans les conflits actuels ou passés. En effet, même si ses conséquences se font, pour la plupart, à long terme, elle ne peut être négligée d’un point de vue méthodologique, dans la mesure où elle est désormais une arme utilisée dans les tensions géopolitiques mondiales. « La structure démographique – densité de population, masse, composition par âge et par sexe, taux d’accroissement – est en effet considérée comme un des paramètres conditionnant la violence collective ».

Alors que les combats continuent dans la vallée du Swat entre les taliban et le gouvernement pakistanais, les autorités américaines restent sur le qui-vive. L’administration Obama garde un œil particulièrement attentif sur l’arsenal nucléaire pakistanais, qui pourrait être menacé par les islamistes, fous de Dieu. Il est quand même étonnant qu’on a toujours plus tué au nom de Dieu qu’au nom du Diable ? Peut-être ne font-ils qu’Un ? …

Le dérèglement du monde

J’invite cependant aussi à lire le livre d’Amin Maalouf : « Le Dérèglement du monde » (Grasset, 2009).

Le dérèglement du monde tient moins à la « guerre des civilisations » qu’à l’épuisement simultané des civilisations, l’humanité ayant atteint en quelque sorte son « seuil d’incompétence morale ». A l’âge des clivages idéologiques qui suscitaient le débat succède celui des clivages identitaires, où il n’y a plus de débat. Islam et Occident : les deux discours ont leur cohérence théorique, mais chacun, dans la pratique, trahit ses propres idéaux.

L’Occident est infidèle à ses propres valeurs, ce qui la disqualifie auprès des peuples qu’il prétend acculturer à la démocratie. Le monde arabo-musulman n’a plus, ni la légitimité généalogique, ni la légitimité patriotique autour desquelles il s’était historiquement structuré. Vivant dans l’humiliation et la nostalgie régressive de son “Age d’or”, l’ère des islamismes ayant succédé à l’ère des nationalismes, il se trouve condamné à une fuite en avant dans le radicalisme.

Ces « dérèglements symétriques » ne sont qu’un des éléments d’un dérèglement planétaire plus global qui exige que l’humanité se rassemble pour faire face à des urgences qui, à l’exemple des perturbations climatiques, menacent tous les peuples. Et si la Préhistoire de l’humanité prenait fin sous nos yeux, ouvrant dans les convulsions le grand chapitre d’une nouvelle Histoire de l’homme qui commence ?


5 avril 2009
Zanatany
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La grande illusion !

Bienvenue au XXIe siècle ! Jusqu’à ces jours de crise, les choses étaient for simple. La droite était nationaliste, égoïste, du coté du grand capital, ceux qui possèdent les moyens de production et louent la force de travail des salariés (esclavage moderne librement consenti) et la gauche, était internationaliste, humaniste, en faveur des « damnés de la terre », les prolétaires, les salariés, ceux qui vivent de la sueur de leur front. Mais voilà, les choses ont évoluées et ce type de schéma a explosé et est devenu obsolète par la force des choses. Les grands patrons sont devenus aussi des « salariés » avec leur parachutes dorés, certes, mais les vrais « propriétaires » sont devenus les actionnaires et notamment les caisses de retraites, au service des retraités, d’anciens salariés. Ironie de l’Histoire où les avancées sociales de la gauche se retournent contre elle-même, C’est Ouroboros, le Serpent mythique qui se mord la queue 

Par ailleurs, jusqu’à présent, la droite défendait la thèse du libéralisme, la fameuse « main invisible du marché » préconisé par ce cher Adam Smith (1723 – 1790), un philosophe et économiste écossais des Lumières. Il reste dans l’histoire comme le père de la science économique moderne, et son œuvre principale, « la Richesse des nations », est un des textes fondateurs du libéralisme économique. Professeur de philosophie morale à l’université de Glasgow, il consacra dix années de sa vie à ce texte qui inspira les grands économistes suivants, ceux que Karl Marx appela les « classiques » et qui ont posés les grands principes du libéralisme économique.

La gauche, suite à la chute du mur de Berlin, s’est convertie globalement, en Europe, à la social-démocratie, en rupture avec le communisme. Au sens moderne du terme, elle s’est placée au cours du XXe siècle sous le signe de la doctrine keynésienne (John Maynard Keynes, économiste britannique 1883 – 1946) alliant initiative privée et impulsion de l’État, tout en restant dans le cadre économique du capitalisme. Mais elle n’est pas seulement une politique : la social-démocratie est de manière indissociable, une culture politique qui part du pluralisme social et défend la « modération », le « compromis » politique et des structures d’organisation pour la négociation et la concertation.

Mais voilà, la droite, grâce à la crise, a aussi évoluée et un homme tel que Nicolas Sarkozy, en France, s’est trouvé une âme de keynésien réussissant à l’inverse d’un George Bush a révolutionner la pensée traditionnelle de la droite, mettant ainsi en mauvaise posture la gauche et les idées généreuses qui lui sont rattachées. Résultat des courses, c’est tous les mouvements de la gauche européenne qui se sentent du vague à l’âme à rechercher une nouvelle source d’inspiration.

Donc, aujourd’hui, selon Michel Rocard, la seule différence qui sépare la vraie gauche de la droite (devenue intelligente) « déguisée », c’est que la droite gouverne par la répression, « le bâton » alors que la gauche gouverne par le consensus, « la carotte ». On n’est pas sorti de l’auberge ! Dieu reconnaitra-t-il ses siens ?

Nous nageons, aujourd’hui, en pleine confusion et si la droite a volé certaines idées de la gauche, celle-ci se trouve maintenant en plein conflit identitaire. Elle a besoin de se relocaliser et de redéfinir ses priorités et les électeurs ont bien de la peine à retrouver leurs billes !

Le retour de l’Etat en force est aujourd’hui la nouvelle donne et le « bien-être commun », est à nouveau la Vraie Valeur (on y croyait plus après près de 20 ans de monétarisme exacerbé). Chacun peut se réjouir de ce surprenant retour de chose mais il ne faut pas être dupe ! D’autres vraies questions restent en suspend. La croissance pour la croissance reste-t-elle une vraie issue ? Tant de milliards pour sauver les banques et si peu pour soulager la misère humaine… La surpopulation reste le vrai problème. Chacun désirant ardemment procréer pour laisser une misérable trace de son existence dans l’éternité. Personne n’essaye de comprendre et la mécanique est en marche. Notre Terre, notre Mère nourricière, ce vaisseau spatial unique, cet écosystème dont nous faisons partie intégrante n’est pas infini et nous nous comportons envers elle comme des prédateurs que Dame nature se chargera de solutionner à sa manière. Nous savons bien que dans la nature, lorsqu’une espèce prolifère trop, une épidémie ou autre chose viendra en limiter son expansion. Nous faisons partie de la Nature et nous ne pouvons pas nous y soustraire. Soit l’Homme par sa sagesse limitera lui-même ses naissances ou soit la Nature y pourvoira. Pourquoi continuer à se voiler la face ?

Il est inutile d’être dupe ! Dès le cap de la crise passé, la droite retournera à sa défense du profit et du capital et la gauche à son altruisme corporatiste et étatiste habituel. C’est pourtant une formidable chance, aujourd’hui, de remettre tout à niveau et de repenser le futur de l’Humanité vers un monde de Justice et d’Équité où l’Homme cessera d’être un prédateur envers lui-même et envers les autres espèces dont il dépend et qui sont aussi son futur. « Felix qui potuit rerum cognoscere causas » disait le grand Virgile, « Heureux est celui qui connaît le secret des choses » …

18 mars 2009
Zanatany
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MADAGASCAR : La mascarade continue !

La mascarade continue, le Président démissionnaire, Marc Ravalomanana, a fait école ! Son rival, Andry Rajoelina, a retenu la leçon et a utilisé le même stratagème des rues de Tananarive pour prendre le pouvoir. Didier Ratsiraka était tombé de la même manière il y a sept ans face à Ravalomanana …

A 34 ans, le jeune maire d’Antananarivo, Andry Rajoelina, s’érige comme le leader d’un mouvement contre le régime de Ravalomanana qu’il qualifie de « dictature générale ». Le 26 janvier, une autre manifestation organisée à son appel se transforme en émeutes. La crise politique, qui a alors commencée, fera plus d’une centaine de morts dans un pays où règne toujours la confusion la plus totale au sommet de l’Etat.

Mais que personne ne soit dupe ! Derrière cette mascarade ce cache une réalité. Le pays est toujours plus pauvre, les malgaches toujours plus misérables, la nourriture et le travail toujours plus rare… Dans un pays grand comme la France, la Belgique et les Pays-Bas réunis, avec tous les climats et une richesse minière considérable, ce pauvre pays fait penser à un mendiant assit sur un coffre remplit d’or mais dont il a perdu la clé qui est, depuis plus de trente ans, dans les mains avides des multinationales.

Derrière cette comédie il faut deviner qui tire les ficelles. Aujourd’hui, Madagascar est gouvernée par les mafias de tous poils, italienne et corse (hôtellerie), russe (prostitution et drogue). Le syndicat « tout puissant » des camionneurs interdit depuis près de 10 ans la reconstruction de la ligne de chemin de fer entre Tamatave et la capitale. Par ailleurs, en regardant bien on peut constater la main mise de certains intérêts nationaux. Il est un secret de polichinelle que de savoir que Didier Ratsiraka était une marionnette des Français, de la même manière c’est les américains qui ont poussés Ravalomanana et aujourd’hui l’ombre de la France se dessine à nouveau derrière Rajoelina. Bref, vive la démocratie !

Tout le monde sait aussi que depuis Ratsiraka, les élections sont « verrouillées », les magouilles électorales sont telles que la décision effective ne peut plus alors se faire que dans la rue. Cependant, ce qui dérange le plus aujourd’hui, c’est qu’il n’y rien à signaler dans le 80 % du pays. On a assisté à une « querelle de famille » entre Merina et qui n’a touché effectivement que le centre de l’île. Qu’en pense le reste ? Ils sont sans doute trop occupés à chercher à manger ?

Quand donc cessera cette mascarade ? Quand donc pensera-t-on vraiment à l’avenir de ce pays ? Combien de temps encore les malgache devrons faire parti des « damnés de la terre » ? Ils semblent si incapables depuis Tsiranana d’avoir des dirigeants digne de ce nom. Quand pensera-t-on à purger l’île de toutes ces mafias qui ont gangrénées les administrations et la vie politique du pays ? Il faudra trouver un « Hercule » pour nettoyer ces écuries malgaches afin que les prochaines générations puissent enfin respirer et ne pas être condamné à l’exil pour avoir une vie décente. Quand on sait que la plus grande partie des intellectuels malgaches sont en Europe ou au Canada, il y a de quoi se poser des questions. Mais c’est toujours le même cirque, il ne faut qu’un coq dans la basse-cour et il ne partage pas les poules…

2 janvier 2009
Zanatany
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Vive la Crise et Bonne Année 2009 !

Dans le temps, quand on n’avait rien à dire, on parlait de la pluie et du beau temps. Aujourd’hui on parle de la crise… Avant, les salaires et les avantages sociaux étaient refusés car il ne fallait surtout pas gâcher la croissance des affaires en surchauffe. Après, on les refuse au nom de la crise… Pratique non ? On appelle cela « la langue de bois ».

Après la débâcle des golden boys de la finance on a appliqué le principe du libéralisme capitalisme le plus élémentaire : après moi le déluge ! … On privatise ce qui rapporte des profits et on socialise les pertes par les impôts. Génial non ? N’est-ce pas là le summum de l’égoïsme capitaliste ? Voilà une doctrine qui a de l’avenir. Quand je fais des bénéfices, c’est à moi et je ne partage pas, pire je pique même ceux qui ne sont pas à moi… Mais dès qu’il y a des pertes, c’est la société qui doit payer. Enfin, surtout la classe moyenne et les salariés, les autres arrivant toujours à tirer leur épingle du jeu. N’est-ce pas là, la plus parfaite illustration de l’irresponsabilité ? Un système basé sur ce qu’il y a de pire en l’homme : l’égoïsme et la cupidité. Et certains commencent déjà à monter aux créneaux pour dire que l’État devra rapidement se défaire du contrôle des grandes banques et commencent déjà à agiter le chiffon rouge du socialisme rampant. On n’arrête pas le progrès !

Non seulement ces rigolos de libéraux monétaristes nous ont fait prendre des vessies pour des lanternes pendant plus de vingt ans mais maintenant ils vont encore réussir à faire croire que l’échec retentissant de leur débâcle n’a été qu’un accident et que la société ayant essuyée l’ardoise, il est normal qu’ils recommencent à se remplir les poches sans que qui que se soit n’ait son mot à dire. Amusant non ? Et le pire c’est que c’est bien ce qui va se passer ! La bêtise humaine n’a pas de limite et la mémoire des hommes si courte…

« L’affaire Madoff », n’est qu’une fraude, une banale affaire de « traites de cavalerie » vieille comme le monde, mais qui a porté sur 50 milliards de dollars. Il est certainement impossible qu’il ait pu agir seul. Cette fraude se faisait à travers un fonds qui lui-même investissait en « hedge funds » et s’est étalée sur vingt ans. C’est la raison pour laquelle cette activité a échappé à toute forme de réglementation. Les tentatives de la SEC de réglementer cette activité en 2007 s’étaient heurtées a un jugement d’appel auprès d’un tribunal de Washington qui a donné raison aux gestionnaires de hedge funds, par ailleurs grands financiers du système politique. On se demande cependant comment les commissaires aux comptes et les autorités de surveillance boursière ont pu approuver les comptes et les méthodes utilisées ou se laisser berner pour des montants de cette ampleur. Comment personne n’a pu trouver suspect de tels rendements financiers ? Mais comme toujours, ce sont les investisseurs et les contribuables qui vont payer la facture.

Après la faillite de Lehman Brothers, qui est déjà du passé et qui devait servir d’exemple pour montrer l’autorégulation du capitalisme, c’est le fameux « premier de la classe », Goldman Sachs, qui annonce une perte de plus de 2 milliards au cours de l’exercice 2008. Et, des voix continue à s’élever pour demander le droit de s’enrichir sans être contrôlé…

En fait, pendant plus de vingt ans on s’est gargarisé de moins d’État en dépouillant le Prince de ses droits régaliens en les privatisant. La réalité a fini par montrer et prouver la bêtise de ce jusqu’auboutisme mais la leçon portera-t-elle ses fruits ?

 

22 novembre 2008
Zanatany
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Peut-ont encore être fier d’être socialiste en France ?


On le sait enfin aujourd’hui !

Le PS français n’a jamais été « démocratique » … Cette affirmation provocante, certes, a pourtant été démontrée par les récents évènements électoraux dans le cadre du choix du futur Secrétaire Général du parti. Lamentable, en effet, a été la comédie qui s’est jouée où la droite traditionnelle ne pourra que se réjouir et se gausser. Si les français ont pu juger les primaires américaines comme archaïques quant au mode de désignation de leurs candidats, que penser de ce vaudeville stupide que nous ont offerts les socialistes français ces derniers jours ?

Même en tant que socialiste, et surtout en tant que patriote et citoyen, on peut être presque rassuré que les socialistes n’aient pas remporté la dernière élection présidentielle. En effet, comment un groupe politique qui se désigne comme « Citoyen » et porté sur des valeurs telles que  « Justice » et « Équité » peut être dans son fonctionnement, si peu, si légèrement  « Démocratique ». On se croirait revenu au temps de la « Réal Politique », de la « Pensée Unique » et du « Polit Bureau » … Triste époque où le fascisme régnait dans les extrêmes, à droite comme à gauche.

Aujourd’hui, c’est tous les socialistes du monde qui ont perdus cette bataille. La France, patrie des « droits et devoirs de l’Humanité » n’a pas été à la hauteur ! Et tous les « libres penseurs » et « républicains » sont en deuil … A quoi bon vouloir changer la face du monde si on n’est même pas capable d’être fidèle aux valeurs de la République, de la Justice, de l’Équité et de l’Égalité ? On est dans l’impasse … La politique politicienne et la guerre des « petits chefs », des « barons » du parti, ont fait perdre de vue les Vraies Valeurs à défendre !

Le PS Français est en train de rater son rendez-vous avec l’Histoire. Les militants s’en sont bien rendu compte. Qu’a-t-on entendu ces derniers jours ? Des diatribes passéistes … Les barons du  PS sont conservateurs, ils aiment l’égalitarisme aveugle qui tire vers le bas, ils ne proposent pas aux citoyens un « meilleur vivre ensemble » et surtout pas de pouvoir être autonome, ils proposent l’état providence et les emplois précaires, la galère du « pseudo social » …. Et on s’étonne que Sarkozy ait fait un « carton » ? Les PS italiens, espagnols, suisses et allemands ont mieux réussit leur conversion à la social-démocratie. Les Français, eux, sont restés dans une ambiguïté viscérale fixée sur la dernière Internationale Socialiste (SFIO – 1905).

Tant que les « appétits de pouvoir » resteront l’essentiel de la ligne du PS Français, il prouvera à tous son incapacité à revenir aux affaires du pays et à gouverner. Il faudra revenir aux Vrais Valeurs : l’Humilité, l’Esprit de Justice, la Foi en un monde meilleur, basé sur l’Humanisme, l’Équité et la Foi, plus en l’Homme, que dans le Capital, sans pour autant le négliger car si l’argent ne fait pas le bonheur, il y contribue souvent !

Le PS Français doit apprendre à devenir démocratique et patriote. Là, est un vrai problème de la gauche française. Le mot « patriote » y est considéré comme un blasphème, réservé à la droite … Là, est l’errance, pourquoi la gauche serait « internationaliste » et la droite « patriote » ? Encore un préjugé à  abattre ! Il faut retourner aux valeurs réelles de la gauche et s’affranchir des dogmes du passé : il faut ne considérer que la Justice, l’Équité, l’Humanisme et l’harmonie sociale et en finir avec des idéologies égalitaristes qui n’ont jamais prouvé leur fondement dans la réalité historique, économique et sociale. A quoi bon être de gauche si ces valeurs nous indiffèrent ?

5 novembre 2008
Zanatany
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La « Barack’Obama’mania »

C’est arrivé !  En ce jour historique du 4 novembre 2008.

Né en 1961 à Honolulu, Hawaï, d’une mère américaine (Kansas) et d’un père africain (Kenya), Barack Hussein Obama, a été élu, 44 e Président des Etats-Unis d’Amérique. Face au républicain John McCain, le démocrate l’a emporté (avec environ 338 grands électeurs, contre 155 pour McCain). Obama, premier Afro-Américain à gagner l’élection présidentielle U.S., succèdera au républicain W. Bush, le 20 janvier 2009, pour un mandat de 4 ans.

Il a fallu arriver au XXI e siècle pour voir cela. Un homme de couleur à la tête du premier empire de notre univers. Cette date restera gravée dans le cœur de millions d’hommes comme le symbole de la dignité retrouvée et de l’effacement de la couleur de la peau comme bannière, passeport ou synonyme d’esclavage. Car cet homme n’est pas issu du peuple de l’esclavage et la couleur de sa peau n’a jamais été sa bannière, c’est peut-être pour cela qu’il a gagné car il a préféré la bannière du Cœur et de l’Esprit. Il a gagné car il a parlé le langage de l’Espérance, de la Foi et de la Charité. Par l’universalité des vertus théologales il a magistralement redonné l’envie de croire et d’espérer à l’Amérique et au monde. Voilà le vrai miracle qu’a accompli la « Barack’Obama’mania » …

Cela était symptomatique dans le discours des minorités noires. « C’est un peu comme si une partie de nous avait retrouvé sa dignité en étant élu à la première fonction du pays » disait un vieux afro-américain, interrogé dans la rue au téléjournal. Il avouait aussi que c’était la première fois qu’il avait utilisé son droit de vote. Mais cet immense espoir, n’est-il pas un peu trop lourd pour les épaules d’un seul homme ? ‘ We can do it ! ’ (Nous pouvons le faire !). La déception ne sera-t-elle pas aussi à la hauteur ?

Désormais, la vie de cet homme ne tient plus qu’à un fil, car Obama, représente désormais la concrétisation du “rêve américain” de Luther King et Kennedy, tous deux assassinés … Dans un pays où il est plus toléré de porter des armes que d’avoir des idées sociales et humanistes, les dés sont peut-être jetés et ce que les urnes ont créées, les balles pourront-elles l’annuler ?

Mais, l’Histoire est en marche ! Tuer un homme ne tue pas les idées qui sont comme des virus et se propagent de cerveau à cerveau par la parole et la lecture. La mort de Luther King et de Kennedy n’a pas fermé la porte à l’évolution et l’Amérique d’aujourd’hui n’est plus celle de cette époque. C’est l’Histoire des Hommes qui fait l’Histoire. Lorsque Hegel (1770-1831) parle de l’Esprit, il veut parler de la rationalité la plus universelle possible, celle qui fait avancer l’histoire universelle et, dans son engrenage, l’humanité. Les armes n’arrêteront jamais cet engrenage, les balles ne peuvent rien contre les Idées. ..

C’est que nous sommes en train de vivre la fin d’une époque. Celle qui avait commencé avec l’effondrement de l’empire soviétique et des doctrines communistes, avec l’arrivée de Ronald Reagan et de Margaret Thatcher, comme emblèmes d’un Capitalisme triomphant inspiré du “pape” du libre-échangisme et du monétarisme, l’économiste états-unien Milton Friedman. Fondateur de l’école de Chicago, un mouvement d’économistes très libéraux, proche de Hayek, ses idées vont influencer les doctrines de nombreux gouvernements de la planète, reléguant aux oubliettes de l’histoire la « Théorie générale de l’emploi, de l’intérêt et de la monnaie (1936) » de John Maynard Keynes, (1883-1946) qui a pourtant permit de sortir de la fameuse crise de 1928.

Mais le piège de l’Histoire n’est-il pas en train de se refermer ? Avec la crise financière actuelle résultante de l’abus manifeste des doctrines monétaristes fondées sur la planche à billets et le libéralisme le plus exacerbé. On est revenu à la case départ et on s’aperçoit que l’Etat est encore le dernier rempart de la société. Que les droits régaliens ne peuvent pas être bradés et si le Communisme, c’était : partager la pénurie ; le Capitalisme, c’est : privatiser les profits et socialiser les pertes … Et voilà donc le retour des nationalisations et des bonnes vieilles recettes keynésiennes. On n’arrête pas le progrès ! On annonce la fin des parachutes dorés, des salaires démesurés et des golden boys. C’est le retour aux vraies valeurs basées sur le long terme et la fin du mensonge !

C’est aussi cela qui explique de par le monde la « Barack’Obama’mania ». L’envie d’espérer un monde meilleur : moins mercantile, moins monétariste et plus accès sur l’Humanisme, l’Ecologie et le « mieux vivre ensemble » dans un siècle où le principal ennemi reste la démographie galopante. Thomas Robert Malthus (1766-1834) l’avait pourtant déjà prédit à son époque, mais il n’y a pire sourd que celui qui ne veut entendre.

23 juillet 2008
Zanatany
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‘’ Ordo ab chao ‘’ (l’ordre naît du désordre)

Les normes du type CMMI, ne sont que du bon sens ! Dire par exemple que le « stade 1 » est essentiellement caractérisé par l’absence de procédures et d’objectifs connus et que la réussite des opérations est aléatoire et ne peut se faire que grâce aux personnes est une lapalissade au même titre que de dire : « une heure avant ma mort, j’étais encore vivant ! ». N’importe qui peut comprendre que le bon fonctionnement d’une entreprise nécessite une bonne connaissance des procédures de travail, surtout pour ceux qui en ont besoin et que la réussite des opérations ne doit pas être uniquement due aux personnes (si excellentes soit-elles) mais bien grâce à l’efficacité réelle de l’organisation, les personne pouvant être remplacées à tout moment. Cela ne signifie pas forcément qu’il faille morceler les tâches à l’extrême de sorte que plus personne ne soit en mesure de comprendre la réalité des processus en interaction. Ceci afin de morceler le pouvoir car, comme chacun sait : le savoir, c’est le pouvoir !

Ces normes ne sont que la codification de ce qu’on a appelé, les « bonnes pratiques ». Elles sont issues du bon sens et de l’observation. C’est le fait de devoir dégager toujours plus de profits en favorisant la compression de personnel et en engageant toujours plus de « moutons à 5 pattes » (du type : moins de 30 ans, parlant couramment 4 à 5 langues, universitaire avec 5 ans d’expérience …) que l’on en arrive à ce qu’un poste de travail regroupe en fait cinq qui ont été supprimés et que les cadres continuent à travailler chez eux sur un portable après les heures normales de bureau, perdant ainsi tout lien de famille et de société … Mais les journées n’ont que 24 heures et la mariée la plus belle ne peut donner que ce qu’elle a … Et c’est là que rien ne va plus ! En effet, faire plaisir aux actionnaires et attirer des investisseurs est légitime, mais cela doit-il aller au détriment de l’outil de travail et de l’avenir des employés ? Le pire est que ce comportement peut-être observé même dans certaines administrations publiques ou apparentés, qui elles, n’ont aucun actionnariat à satisfaire. Ce n’est pas un hasard si les termes « éthique » ou « gouvernance » fleurissent de nos jours où le sophisme de composition a souvent remplacé la logique et le bon sens le plus élémentaire.

On nous dira certainement que tout cela est surtout valable pour les grandes organisations et que les petites entreprises ( 80 à 90 % du tissu économique national ) ne sont pas concernées par ce problème car elles n’en ont pas les moyens … S’il est vrai qu’elles n’ont pas toujours les moyens de s’offrir un cadre IT expérimenté pour les conseiller sur leur système d’information. Utiliser cette expertise selon le besoin par des mandats ponctuels est le moyen idéal de pouvoir déléguer la nécessité de voir un peu plus loin, alors qu’on a « le nez dans le guidon ». L’infogérance par exemple, a été un bon moyen pour beaucoup de PME de solutionner la question de la gestion de l’informatique. Encore faut-il que le coût soit raisonnable et que l’avantage concurrentiel ne soit pas en péril !

Dans la plupart des entreprises, les employés font le travail de deux, voire trois postes compressés. Alors, on se consacre à l’urgent et le reste peu bien attendre, et souvent c’est le client et donc le stratégique qui en pâti ! La non-décision devient la règle et la conséquence est alors une organisation et une communication déficiente. Les procédures parallèles se multiplient car la méfiance devient la règle et seuls les initiés ont accès aux procédures … Le résultat est que le personnel n’arrive pas à bien faire son travail, les bruits de couloir (rumeurs) pullulent, l’information réelle est rare car accaparé par certains egos et d’autres priorités remplacent alors celles qui seraient nécessaires à la bonne marche de l’entreprise. C’est ainsi qu’apparaissent les symptômes classiques : stress inutile, objectifs clairs et cahiers des charges inexistants, mobbing, burnout, etc.


Le vrai manager est celui qui réagit avant l’apparition de ces symptômes. Une entreprise qui tourne mal c’est comme un poisson en décomposition : c’est la tête qui pourri en premier, mais c’est la queue qui se détache en premier … C’est le management qui est contaminé en premier, mais c’est les employés qu’on licencie en premier.

1 juin 2008
Zanatany
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L’EUROPE DES JEUX D’ARGENT EN LIGNE

Dans la plus part des pays Européens, les jeux d’argent sont le fait de monopoles d’état comme en France et en Suisse ou régentés par un cahier des charges contrôlé par les pouvoirs publics comme en Italie. Dans les ex-pays de l’Est, ces jeux ont le vent en poupe et sont souvent contrôlés par des groupes privés plus ou moins liés au nouvelles mafias locales.

Les lois nationales se heurtent de plus en plus au droit européen. En effet, au nom de la libre concurrence, les obstacles juridiques qui empêchent les entreprises d’offrir leurs services ou de s’établir dans d’autres États membres devraient être supprimés. Mais la directive européenne sur les ” Services ” a notamment exclu les jeux d’argent de son champ d’application. Les États conservent donc une marge pour protéger les monopoles existants. Mais ils sont par ailleurs de plus en plus souvent critiqués par la Cour de Justice européenne. Cette dernière les enjoint à justifier leur politique de canalisation et de modération du jeu, figurant comme condition sine qua non au maintien de leur monopole.

Quelle sera l’évolution de ce paradigme d’ici les 5 prochaines années ? Il est à prévoir une évolution importante dans ce domaine où la morale, le droit, l’ordre public et le libéralisme économique s’affrontent dans un débat d’idées et d’intérêts sans merci. Assiste-ton à l’agonie des derniers monopoles d’état ?

Dans cet ouvrage ” L’Europe des jeux d’argent en ligne “, l’auteur, expert européen dans le domaine des jeux d’argent explique les principes et le déroulement des enjeux qui se préparent et feront le paysage juridique et économique de l’Europe des jeux de demain.